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La direction de la défense et de la police sud-africaine affirme qu’opérer en silos ne réduira pas la criminalité

Service Com'
Lu il y a 5 minutes



Les affirmations selon lesquelles la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) et le Service de police sud-africain (SAPS) traînent, en fait, collectivement les pieds sur l’instruction présidentielle de collaborer pour prévenir spécifiquement la violence des gangs et l’exploitation minière illégale sont venues des commissions de contrôle parlementaires.

L’instruction, rendue publique par Cyril Ramaphosa dans son discours sur l’état de la nation (SONA) du 12 février et confirmée par la suite comme étant d’une durée de 12 mois se terminant le 31 mars 2027, concerne une mission permanente de la SANDF – Prospérer. Il prévoit une assistance militaire dans les opérations liées à la sûreté et à la sécurité aux agences, départements et entités gouvernementales.

Une confirmation partielle du déploiement a été fournie par une lettre présidentielle du 5 mars adressée au président de l’Assemblée nationale, Thoko Didiza. Il sert à informer le Parlement, via le Bureau du Président, que 550 membres du personnel de la SANDF seront « employés » à Gauteng pour la mission d’un an « Opération Prosper – exploitation minière illégale ». Le coût de l’emploi est estimé à 80 736 135 rands. La missive présidentielle ne fait aucune mention des provinces du Cap oriental et occidental également désignées comme zones de déploiement par le commandant en chef de la SANDF dans sa SONA.

Lors des réunions de la semaine dernière, le Comité permanent mixte de la défense (JSCD) et le Comité du portefeuille de la police (PCoP) ont évoqué l’apparente léthargie liée au déploiement des troupes sur le terrain lors de la dernière série d’efforts combinés de lutte contre la criminalité. Les commissions, selon les Services de communication parlementaire (PCS), ont exprimé leur inquiétude face à un « manque apparent de collaboration » (JSCD) et à des « retards dans la présentation d’un plan opérationnel convaincant et cohérent » (PCoP) pour mettre les troupes sur le terrain.

Le coprésident du JSCD, Phiroane Phala, est cité par PCS comme disant que les présentations concernant le déploiement étaient « incongrues », le comité « n’étant pas au courant de l’ampleur, de l’objectif et du déploiement opérationnel prévu ». La déclaration lui fait en outre affirmer qu’« il est important qu’un plan conjoint soit élaboré et déposé au Parlement ». Cela mettra en évidence un commandement et un contrôle clairs des opérations, des mécanismes de responsabilisation, une ventilation du budget et des instruments de financement pour le déploiement et la formation afin d’équiper la SANDF pour qu’elle puisse opérer dans les zones civiles.

Le président du PCoP, Ian Cameron, a publiquement exprimé ses inquiétudes quant aux retards « de la part de la haute direction du SAPS et de la SANDF dans la présentation d’un plan opérationnel convaincant et cohérent pour le déploiement des membres de la SANDF dans les zones sensibles touchées par la violence des gangs et l’exploitation minière illégale ».

Dans un communiqué du PCS, il précise : « Le manque de planification, l’incertitude et la mentalité de cloisonnement ont été évidents dans la phase préalable au déploiement depuis l’annonce faite par le président lors de la SONA de 2026. Une directive présidentielle ne peut pas être traitée avec une telle léthargie et un tel désintérêt apparent ».

Cameron note en outre que les réunions du JSCD et du PCoP auxquelles étaient présentes les dirigeants du SAPS et de la SANDF « ont mis à nu le manque de communication » entre les deux organisations de sécurité nationale. Selon lui, « cette discordance reflète la mentalité de cloisonnement entre les ministères et illustre pourquoi le SAPS continue de lutter efficacement contre la criminalité ». Il s’est dit préoccupé « par la suggestion de la SANDF selon laquelle le déploiement aurait lieu dans toute l’Afrique du Sud, ce qui semble s’écarter de l’annonce initiale du président ».

« Si le SAPS et la SANDF ne parviennent pas à s’entendre sur une question aussi simple que le commandement et le contrôle, l’efficacité de la mission sera inévitablement compromise », conclut-il.

En référence à la suggestion selon laquelle la SANDF se déploierait à travers le pays, Cameron faisait référence à un briefing parlementaire du 4 mars selon lequel des soldats seraient également déployés dans l’État libre et dans le Nord-Ouest pour lutter contre l’exploitation minière illégale.



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