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Les soldats ne sont pas une réponse à long terme au crime – parlementaire

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Lu il y a 7 minutes



Le député (MP) à la tête de la Commission du portefeuille de la défense et des anciens combattants (PCDMV) Molefi « Dakota » Legoete met en garde contre « l’utilisation du [South African] L’armée n’est pas une réponse à long terme au crime ».

Le représentant public de l’African National Congress (ANC) de la province du Nord-Ouest a répondu mercredi après les présentations d’universitaires au PCDMV sur le discours sur l’état de la nation (SONA) du président Cyril Ramaphosa, en particulier le déploiement de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) pour « soutenir le service de police sud-africain (SAPS) dans la lutte contre la violence des gangs et l’exploitation minière illégale » au Cap occidental et à Gauteng, le Cap oriental étant ensuite ajouté à la liste.

Il s’agit de la dernière série de soldats déployés pour soutenir la police dans ses efforts visant à lutter contre des actes criminels spécifiques, conformément à la mission permanente de l’opération Prosper de la SANDF. La mission, exécutée dans tous les cas par la Division des opérations conjointes sous le commandement du lieutenant-général Siphiwe Sangweni, autorise et approuve l’utilisation de personnel militaire dans des opérations de sûreté et de sécurité internes. Lors des missions précédentes de l’Op Prosper, remontant jusqu’en 2017, les soldats soutenaient la police au moyen de cordons de sécurité périmétriques tandis que les recherches de suspects étaient exécutées sur la base des renseignements. Cela s’appliquait aux initiatives SAPS liées à la violence des gangs et à l’exploitation minière illégale (Opération Vala Umgodi).

Après avoir entendu un communiqué des services de communication parlementaires présenter « des experts universitaires de premier plan en matière de sécurité nationale, de stratégie militaire et de sociologie militaire de l’Université de Stellenbosch (SU) et de l’Institut de réflexion stratégique de Mapungubwe (MISTRA) » sous la forme des professeurs Abel Esterhuyse, Lindy Heinecken et Dr Sandy Africa, le PCDMV a noté le déploiement comme une réponse à la criminalité à court terme, ajoutant – de manière révélatrice – qu’il s’agit d’un « signe que la police a du mal à remplir pleinement son mandat ».

Étant donné que le SAPS dispose d’un effectif opérationnel annoncé de 117 950 hommes et que la composante terrestre de la SANDF est le principal fournisseur de bottes sur le terrain pour l’opération Prosper, qui compte plus de 38 000 hommes, y compris sa force de réserve, la décision de ne pas répondre à son mandat est justifiée. En allant plus loin, le budget de la défense nationale, qui s’élève à un peu plus de 57,5 ​​milliards de rands, est bien loin des 127 milliards de rands alloués aux hommes et aux femmes en bleu de la commissaire de la police nationale Fannie Masemola.

Il faut également tenir compte du fait que les soldats, à l’exception des policiers militaires, ne disposent pas de pouvoirs d’arrestation. Cela se voit régulièrement dans l’opération Corona de protection des frontières, où les immigrés illégaux et les passeurs ne sont pas arrêtés par les soldats. Intercepter et détenir avant de remettre les suspects à la police et/ou aux responsables du ministère de l’Intérieur (DHA) est une SOP (pratique opérationnelle standard).

Bien que les détails du dernier déploiement de soldats, en ce qui concerne le nombre, les règles d’engagement (RoE), la durée et les zones d’opération, n’aient pas encore été rendus publics, les observateurs militaires sud-africains considèrent généralement l’interception et la détention comme le modus operandi à utiliser.

Le PCDMV a averti que les déploiements militaires à long terme dans le pays comportent de sérieux risques. « L’histoire montre », selon le communiqué du PCDMV, « que les déploiements militaires nationaux peuvent devenir politisés et que le fait d’amener des soldats dans des environnements policiers de routine détourne l’attention de ses objectifs. [the SANDF’s] responsabilité essentielle, qui est la défense de l’intégrité territoriale ».

Concernant l’usage possible de la force par les soldats soutenant la police, les trois universitaires ont noté que les soldats étaient entraînés au combat et non au maintien de l’ordre civil. Des orientations claires sont nécessaires sur le moment et la manière dont la force meurtrière peut être utilisée, en particulier dans les communautés où les civils ne répondent pas aux ordres de la même manière que lors d’opérations militaires. En cas d’utilisation accrue des SANDF pour les fonctions internes, une décision permanente sur la structuration de ces déploiements et la formation des unités est nécessaire, estime le PCDMV.

Legoete a déclaré que le taux élevé de meurtres en Afrique du Sud exigeait une action décisive, mais il a mis en garde contre le recours aux soldats comme solution permanente. « Nous perdons chaque année entre 26 000 et 30 000 personnes à cause des assassinats. C’est une crise qui ne peut être ignorée. Mais l’armée n’est pas une réponse à long terme à la criminalité. Les soldats doivent être déployés pour une période limitée, sous une surveillance stricte et avec des règles claires. Nous devons éviter une situation dans laquelle l’armée fait partie des solutions politiques quotidiennes ou est utilisée comme une force d’intimidation contre notre propre peuple. »

Legoete a déclaré que l’État court également un risque juridique lorsqu’il déploie des soldats en interne. « Nous sommes une démocratie constitutionnelle. L’État peut être poursuivi en justice pour des arrestations ou des opérations illégales. C’est pourquoi les déploiements doivent être soigneusement planifiés, formés et exécutés de manière professionnelle. »

Le comité a en outre noté des inquiétudes quant au fait qu’une fois les soldats retirés, les gangs et syndicats criminels pourraient rapidement revenir dans les zones touchées, si des problèmes structurels plus profonds ne sont pas résolus.

Le comité a déclaré qu’il poursuivrait son travail de surveillance pour garantir que tout déploiement de soldats soit légal, proportionné, dans le meilleur intérêt du pays et ne soit pas considéré comme un remplacement prolongé des capacités de police.



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