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ZATAZ » Arrestation au Minnesota après menaces contre l’ICE

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Lu il y a 6 minutes


À Minneapolis, des menaces en ligne contre des agents fédéraux débouchent sur une arrestation. Le DOJ vise un homme accusé d’avoir mêlé harcèlement, appels à la violence et divulgation d’informations personnelles.

Le ministère américain de la Justice (DOJ) a annoncé jeudi l’arrestation de Kyle Wagner, 37 ans, originaire du Minnesota, pour cyberharcèlement et communications menaçantes visant des agents de l’ICE à Minneapolis. Selon les autorités, il aurait publié en janvier sur Facebook et Instagram des messages incitant à « affronter », « agresser » et « résister de force » à des agents fédéraux, qualifiés de « Gestapo » et d’ »assassins ». Des enquêteurs citent près d’une douzaine de déclarations entre le 8 et le 24 janvier. Le 29 janvier, Wagner aurait aussi divulgué des données personnelles d’une personne pro-ICE. L’affaire s’inscrit dans un climat local de tensions et de répression annoncée contre la violence politique.

Des réseaux sociaux au dossier fédéral

Le DOJ choisit un récit simple, mais chargé : des mots postés en ligne, puis des menottes. Kyle Wagner, 37 ans, originaire du Minnesota, est arrêté pour cyberharcèlement et communications menaçantes visant des agents de l’ICE à Minneapolis. Les autorités décrivent une escalade où l’écran n’est plus un exutoire, mais un levier, capable de transformer l’indignation en consignes opérationnelles.

Le contexte, lui, est présenté comme inflammable. Minneapolis est décrite comme un foyer de sentiments anti-ICE et de manifestations parfois violentes. Les tensions auraient encore monté après la mort par balles, le mois dernier, de deux résidents locaux et militants, Renne Good et Alex Pretti, abattus par des agents, une réaction qui aurait dépassé le Minnesota pour se diffuser à l’échelle nationale. Une photo situe l’atmosphère : des agents de l’ICE quittent une résidence après avoir frappé à la porte le 28 janvier 2026 à Minneapolis, alors que le Département américain de la sécurité intérieure poursuit ses opérations d’immigration après deux meurtres très médiatisés commis par des agents fédéraux « ces dernières semaines ».

 

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Menaces, doxxing et logique de ciblage

Les enquêteurs de la sécurité intérieure disent avoir relevé près d’une douzaine de déclarations en ligne, commentaires et vidéos, entre le 8 et le 24 janvier, qui menaçaient directement des agents de l’ICE ou poussaient d’autres utilisateurs à le faire. Les extraits cités dessinent une grammaire de confrontation. Wagner aurait écrit : « ICE, on arrive pour vous« , après avoir affirmé « J’ai déjà versé mon sang pour cette ville« . Il aurait appelé à un « harcèlement constant » et à « les paralyser« , ajoutant : « Partout où nous avons l’occasion de mettre la main dessus, nous devons la saisir. » D’autres formulations, attribuées au suspect, franchissent un seuil plus explicite : « Chassez l’ICE », et, pour ceux qui seraient « armés » pour « combattre », « c’est tuer ou être tué ». Il est aussi crédité d’un objectif présenté comme central, « démasquer et identifier » des agents, afin de « les empêcher d’arrêter des individus grâce à la résistance collective ». Une autre séquence résume l’esprit revendiqué : « Nous sommes en putain de guerre… Alors, soit nous allons gagner, soit je vais mourir dans ce processus. » Et encore : « On ne parle plus de manifestations pacifiques… Prenez vos putains d’armes et arrêtez ces connards.« 

Le pivot cyber se lit dans un fait daté. Le 29 janvier, Wagner aurait divulgué des informations personnelles et menacé une personne pro-ICE sur Instagram, en publiant “un numéro de téléphone, un mois et une année de naissance, ainsi qu’une adresse à Oak Park, Michigan”, et en révélant aussi l’adresse du domicile des parents de la victime. Cette mécanique, doxxing et intimidation, change la nature du risque : on ne reste plus dans la rhétorique, on entre dans la désignation. Les autorités ajoutent que Wagner aurait republié une vidéo où il distribuait des masques à gaz et des boucliers à des agitateurs, comme si le récit en ligne cherchait à s’adosser à une préparation matérielle.



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