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Le décrochage des exportations cosmétiques françaises aux États-Unis n’a pas épargné L’Oréal

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Lu il y a 3 minutes



Le géant français L’Oreal, s’il a réussi à arracher une légère croissance de son chiffre d’affaires en 2025, a tout de même souffert d’un recul de son chiffre d’affaires aux États-Unis. Une baisse due aux droits de douane américains et à la dépréciation du dollar.

L’année 2025 n’aura pas été la plus prolifique pour les exportations des produits l’Oréal. Si l’entreprise s’en tire avec une croissance de ses revenus de 4% à taux de change constants (à 44 milliards d’euros), elle n’est que d’1,3% si on applique la variation des taux.

Un manque à gagner de près d’un milliard

Une différence de 2,7 points alors qu’en 2024, le chiffre d’affaires affichait une croissance de 5,1% à données constantes, et de 5,6% à données courantes, donc un écart de seulement 0,5 point. En chiffres absolus, selon nos calculs, la différence atteint environ un milliard d’euros de manque à gagner théorique dû aux variations des devises en 2025. Ce montant illustre les effets du dévissage du dollar, de près de 15% en un an par rapport à l’euro. Des effets prononcés pour les entreprises industrielles françaises qui dépendent fortement du marché d’Amérique du Nord, où L’Oréal réalise plus d’un quart de ses ventes.

Cet impact n’est pas exclusif aux cosmétiques, et peut aussi être observé dans un secteur connexe, le luxe. «À fin décembre 2025, l’évolution des parités monétaires représente un impact défavorable significatif de 515 millions d’euros sur le chiffre d’affaires», lit-on sur un communiqué relatif aux résultats financiers d’Hermès en 2025.

Contraction des exportations de cosmétiques

Combinée aux droits de douane, la dépréciation du dollar a réduit les exportations françaises du secteur parfums, cosmétiques, et produits d’entretien de 19%. Cette chute a été à peine compensée par la hausse des ventes de ces produits au sein de l’Union européenne (+4%), les Émirats arabes unis (+8%), au Royaume-Uni (+2,9%) et enfin en Chine (+1,2%) où la consommation a montré des signes de reprise au second semestre 2025. Pas suffisamment toutefois pour assurer la croissance des exportations des entreprises françaises du secteur, qui reculent de 0,1%, «la première contraction observée depuis la crise financière mondiale de 2008, hors crise sanitaire», d’après la Fédération des entreprises de la beauté.

Face à ces résultats mitigés, le ton adopté par Christophe Babule, directeur administratif et financier du groupe, n’est guère optimiste. «L’impact des droits de douane sera peut-être plus important en 2026, mais cela reste imprévisible», prévient-il devant les analystes. Afin de stimuler la consommation, le groupe compte lancer «plus d’innovations», notamment en misant sur l’essor du marché de la longévité.



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