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L’emballage léger en bois plébiscité par les Français, mal aimé par les éco-organismes et les industriels

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Lu il y a 4 minutes



La Fédération Nationale de Bois (FNB) a dévoilé les résultats d’une étude OpinionWay auprès d’un échantillon représentatif de la population qui met en relief les atouts environnementaux, l’image et la beauté du bois alors que le matériau est toujours considéré comme un «perturbateur de tri» par les éco-organismes et que les industriels rechignent à en utiliser davantage. 

Mal aimé des organismes chargés de la valorisation des déchets d’emballage et de moins en moins considéré par les industriels, l’emballage en bois semble particulièrement apprécié par les Français. Tel est en tout cas le principal enseignement de l’étude réalisée par OpinionWay pour le compte de la Fédération Nationale de Bois (FNB) dont les résultats viennent d’être dévoilés. Le sondage a été réalisé en ligne sur la période allant du 23 au 25 juillet 2025, auprès de 1027 personnes représentatives de la population française âgées de 18 ans et plus.

Focalisé sur les conditionnement en bois, que les professionnels appellent les emballages «légers» pour les différencier des palettes ou des caisses industrielles à l’image des barquettes pour produits de la boulangerie, des cagettes pour les fruits et légumes, des boîtes pour le camembert ou encore des bourriches pour les huitres, l’étude fait ressortir tout d’abord une excellente image environnementale de ces articles : neuf Français sur dix soulignent leur dimension écologique et près de huit sur dix les jugent plus respectueux de l’environnement que les autres matériaux. De même, 72% des sondés voient dans leur utilisation «un geste concret en faveur de la transition écologique.» En l’occurrence, les 18–24 ans semblent particulièrement sensibles à leur caractère écologique et renouvelable.

Une “seconde vie”

Si la valorisation des emballages en bois léger en tant que telle représente, aujourd’hui, un sujet qui n’est pas résolu, puisque le bois léger, à la différence du papier-carton ou de certains plastiques n’est pas recyclé mais considéré par les éco-organismes comme un «perturbateur de tri», reste que les consommateurs semblent lui avoir trouvé eux-mêmes une «seconde vie». Huit personnes sur dix déclarent, en effet, les réemployer comme boîtes de rangement ou les utiliser comme allume-feu pour les barbecues ou les cheminées. Toujours selon cette étude, un Français sur cinq s’en sert dans le domaine de la décoration ou des loisirs manuels et un sur dix pour enrichir son compost.

Mais il n’y a pas que l’environnement. Pour 85% des Français, les emballages légers en bois permettent aussi de valoriser les produits qu’ils contiennent, véhiculant une image de terroir et de qualité. Ils sont également 79 % à acheter des produits ainsi présentés sachant que plus d’un tiers le font au moins une fois par mois et que ce pourcentage monte à 41% pour les foyers CSP+.

Enfin, et c’est là, sans doute le point le plus intéressant, 81 % des sondés estiment que ces emballages ne sont pas assez présents dans les rayons. Or, la tendance va exactement dans la direction opposée car le matériau, dans un contexte de crise généralisée, est loin d’être adulé par les industriels. Résultat : les fournisseurs souffrent, faut de demande suffisante. Il y a à peine quatre mois, en octobre dernier, on apprenait ainsi que Cibem, l’un des plus importants spécialistes de la boîte fromagère et filiale de Lactalis, allait fermer définitivement ses portes.



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