
Après deux années où le nombre de fermetures a excédé le nombre d’ouvertures, l’année 2025 a marqué une stabilisation du nombre de brasseries en France, autour de 2500. Le segment du sans alcool enregistre une croissance de 11,5% en grande distribution.
Les brasseurs sortent la tête de l’eau. Après deux ans où les fermetures ont excédé les ouvertures, le nombre de brasseries s’est enfin stabilisé, a annoncé mardi 3 février le syndicat Brasseurs de France. Après 209 fermetures pour 213 ouvertures en 2025, le pays en compte environ 2500. Fin de crise ? Les volumes en tout cas se sont stabilisés après une phase de correction : +1,2% à domicile (les deux tiers des ventes), – 1,5% hors domicile.
209 fermetures, 213 ouvertures
«Le marché s’était fortement développé entre 2010 et 2015 : lorsqu’il a baissé après le Covid, les structures qui étaient en phase d’investissement se sont retrouvées en difficulté», rappelle Magali Filhue, déléguée générale de Brasseurs de France. Voilà pour les fermetures.
Côté ouvertures, ce ne sont pas des structures type Gallia qui se montent, mais plutôt des microbrasseries connectées directement à des lieux de consommation. Brasseurs de France ne donne pas d’indication générale sur la progression du chiffre d’affaires de ses adhérents. Le syndicat partage toutefois cette donnée Nielsen sur la performance en grande distribution : +0,9%. Autre indication, le brasseur Carlsberg, qui possède Kronenbourg, a publié ses résultats mercredi 4 février : la croissance organique du chiffre d’affaires est légèrement négative (-0,6%) contre 2,4% l’an passé.
Le sans alcool en hausse
Le brasseur danois a cependant vu ses volumes de ventes en sans alcool doubler. Une tendance qui se retrouve côté français. Si Magali Filhue rappelle que c’est un petit marché, «entre 5,5% et 6% de la consommation à domicile» – il est plus difficile d’avoir des données hors domicile -, ce dernier enregistre une jolie croissance. Les volumes ont progressé de 11,5% sur un an. Les progrès sur les recettes sans alcool n’y sont sûrement pas pour rien.
«40 % des brasseurs interrogés produisent aujourd’hui de la bière sans alcool, de manière régulière ou ponctuelle, et 30 % déclarent avoir un projet en cours», soulignent Brasseurs de France dans un communiqué. Les fabricants ont donc bien saisi le mouvement qui pourrait soutenir durablement la croissance de la catégorie dans les prochaines années.


