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Le Maroc serait intéressé par l’achat de chars Black Panther à la Corée du Sud

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Lu il y a 4 minutes



À la mi-janvier, il a été rapporté que le Maroc avait commencé à évaluer une éventuelle acquisition de 400 chars K2 Black Panther auprès de la Corée du Sud.

S’il est acquis, le K2 offrirait une option de char de combat principal (MBT) de premier plan et pourrait prendre en charge le remplacement progressif des flottes existantes telles que la série M48/M60 Patton et les T-72 marocains, tout en aidant à rationaliser un inventaire blindé diversifié aux côtés des chars Abrams de l’Armée royale marocaine et de sa flotte de la famille VT-1A/MBT-2000.

Cette évaluation s’inscrirait dans le cadre d’un intérêt plus large pour les équipements sud-coréens, qui a également été promu lors de la visite à Séoul en avril 2025 du ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, le Maroc envisageant d’acheter des systèmes de défense aérienne KM-SAM, des obusiers automoteurs K9 et même des sous-marins KSS-III.

Rabat et Séoul sont impliqués dans un bon nombre d’accords, y compris le partage de technologies connexes. En février 2025, la Corée du Sud et le Maroc ont signé un contrat d’une valeur de 1,5 milliard de dollars pour Hyundai Rotem afin d’établir une usine de fabrication de trains capable de fournir 110 trains électriques à deux étages à l’ONCF, l’opérateur ferroviaire marocain.

Par ailleurs, Hyundai Heavy Industries et Somagec étaient également en pourparlers en vue d’une coopération pour le chantier naval de Casablanca, face à d’autres sociétés sud-coréennes comme Hanwha Ocean ou Samsung Heavy Industries. Diverses entreprises sud-coréennes sont présentes au Maroc et investissent dans des domaines tels que la construction, les infrastructures et l’industrie manufacturière, notamment dans les secteurs de l’automobile et de l’électronique grand public. Un tel contexte peut s’avérer être un terrain fertile pour une coopération plus poussée, notamment dans le domaine de la défense, en créant un écosystème de soutien local si un contrat d’exportation de défense était formalisé.

Les deux pays ont échangé un volume d’environ 550 millions de dollars en 2024 et ont commencé à discuter en juin 2024 de la possibilité de mettre en œuvre un cadre juridique pour le commerce et l’investissement sous la forme d’un accord de partenariat économique. Cette éventualité a été évoquée à nouveau en 2025 lorsque le ministre sud-coréen du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie, Dukgeun Ahn, a rencontré son homologue Ryad Mezzour.

Le Maroc a déjà des accords de libre-échange avec l’Union européenne et les États-Unis, de sorte que ce pays d’Afrique du Nord pourrait s’avérer une destination très intéressante pour les investissements sud-coréens.

Concernant le cas du Sahara occidental, la Corée du Sud soutient une résolution pacifique du conflit par le dialogue. La Corée du Sud ne reconnaît pas la République arabe sahraouie démocratique, contrairement à la Corée du Nord qui l’a reconnue.

Écrit par ADIT – Le Bulletin et republié avec autorisation.



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