Ad image

les nouvelles matières premières secondaires pour la durabilité

Service Com'
Lu il y a 4 minutes



Grands utilisateurs des matériaux composites pour leur rapport poids/solidité, constructeurs automobiles et avionneurs cherchent à inclure davantage de composites recyclables et/ou biosourcés. Une tendance exprimée par Lionel G.Roques directeur exécutif de l’association de recyclage pour les flottes d’avions (AFRA) : « les pièces structurelles et composants des avions seront de plus en plus renforcés par des fibres de carbones pour remplacer l’aluminium, de même l’intérieur de avions pour les habillages intérieurs et les cabines. Le recyclage des composites peut être proposé à d’autres industries.» Les estimations de l’EuCIA pour 2025, évaluent à environ 914 000 tonnes les déchets composites thermodurcissables générées en Europe dont plus de 98% seront incinérées ou enfouies. La recyclabilité s’impose. La startup française Fairmat est l’une des plus avancées ; elle a levé plus de 94 millions d’euros pour industrialiser ses procédés de recyclage. A ses côtés, Nova Carbon, une startup qui produit une matière composites à partir de déchets de fibres de carbone.

Le recyclage est l’un des principaux talons d’Achille des matériaux composites. Une fois liés, le renfort et sa matrice deviennent la plus souvent inextricables.

Le recyclage devient de ce fait très complexe et, génère des pertes de qualité du matériau. Si la fibre de carbone est plébiscitée par l’industrie, elle est coûteuse à produire et sa fabrication est énergivore. Du laboratoire à la start-up, Nova Carbon a réussi le transfert technologique pour recycler ce type de fibres. Le procédé est breveté par le CNRS, puis transféré sous licence à Nova Carbon en 2023. Le concept est ingénieux : réorienter les fibres de carbone désorganisées lors du processus de démantèlement.

L’initiative du projet collaboratif entre Airbus, Daher, Toray et Tarmac Aerosave va dans le même sens. Les travaux visent à développer la durabilité en réemployant les matériaux d’un composant d’avion à un autre. « Face à la demande croissante d’avions commerciaux, il est primordial que nous progressions dans le domaine de la recyclabilité des matériaux composites thermoplastiques et thermodurcissables pour réduire l’empreinte environnementale de l’industrie aéronautique, » note Scott Unger, p-dg de Toray Advanced Composites.

Dans la chaine de valeur des composites, les expertises et les savoir-faire se consolident. Chomarat renforce sa position dans les textiles et matériaux composites hautes performances par l’acquisition de CTMI (Composite Textile Materials Innovation) qui dispose d’une expertise unique dans la fabrication de textiles techniques et matériaux composites haute performance. Pour Florent Troubat, président du groupe Chomarat, « le rachat de CTMI nous permet d’accélérer nos développements et d’enrichir notre gamme grâce à la forte expertise technologique de l’entreprise, notamment dans les fibres spéciales comme le quartz et la céramique, mais aussi dans des technologies complémentaires comme la pré-imprégnation et le Towpreg pour des applications de niche ».

Les mêmes défis dans le domaine du textile. Si les déchets textiles complexes d’origine végétale sont incinérés, ils sont mélangés aux matériaux biosourcés. Blendcel les valorise et prévoit d’investir dans l’outil de production avec un nouveau site de production et de recruter un technicien et un plasturgiste par exemple.

Quid de l’alternative au plastique. Solia, le spécialiste occitan de la vaisselle et des emballages pour la restauration hors domicile, étoffe son offre avec une gamme de gobelets blancs sans lamination. L’interdiction des gobelets jetables contenant du plastique a été reportée au 1er janvier 2030, faute d’alternative pleinement opérationnelle. Solia surprend le marché par son offre innovante garantit 100 % carton.



Source link

Share This Article
Laisser un commentaire