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TotalEnergies redémarre son projet gazier de 20 milliards de dollars au Mozambique

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Lu il y a 4 minutes



TotalEnergies a annoncé le 29 janvier la reprise complète de son projet de gaz naturel liquéfié au Mozambique, interrompu depuis 2021 après des attaques jihadistes dans la province de Cabo Delgado, avec une production attendue en 2029.

TotalEnergies a annoncé, jeudi 29 janvier, la reprise complète de l’ensemble des activités de son projet d’usine de gaz naturel liquéfié (GNL) au Mozambique, un investissement de 20 milliards de dollars (16,72 milliards d’euros). Ce chantier, destiné à faire du pays d’Afrique de l’Est un exportateur majeur de GNL vers l’Europe et l’Asie, avait été suspendu en 2021 après des attaques islamistes dans la région de Cabo Delgado, notamment à Palma, ville côtière située à proximité du site du projet, qui avaient fait des dizaines de morts.

Le président mozambicain Daniel Chapo et le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, se sont rencontrés jeudi 29 janvier à Afungi, sur le site même du projet, pour annoncer officiellement le redémarrage des activités du projet «Mozambique LNG». À cette occasion, le gouvernement du Mozambique a confirmé son engagement à travailler avec le consortium Mozambique LNG afin d’accompagner la reprise des travaux et de tirer les conséquences de la période de force majeure, levée par le consortium en novembre 2025, selon un communiqué du groupe français.

Production attendue en 2029

TotalEnergies, qui avait renforcé sa participation aux côtés de ses partenaires après le retrait de certains investisseurs, avait déjà annoncé fin 2025 son intention de relancer le projet. Le groupe précise que les travaux de construction ont désormais repris, aussi bien offshore que sur le site d’Afungi, et que la production de GNL est toujours prévue pour 2029.

Selon le communiqué, le projet est aujourd’hui avancé à environ 40%, la quasi-totalité des travaux d’ingénierie ainsi que l’achat des principaux équipements ayant été réalisés durant la période de force majeure. Dans un communiqué publié plus tôt, la présidence mozambicaine a souligné que «la reprise du projet représente une étape importante pour l’économie nationale et réaffirme la confiance des partenaires internationaux dans le potentiel énergétique, institutionnel et humain du Mozambique».

TotalEnergies indique que plus de 4000 travailleurs sont actuellement mobilisés sur le projet, dont plus de 3000 Mozambicains, et que jusqu’à 7000 emplois directs devraient être créés dans le pays pendant la phase de construction. Les contrats attribués aux entreprises locales devraient représenter plus de 4 milliards de dollars.

Le groupe pétrolier et gazier français détient 26,5% du consortium Mozambique LNG. Le japonais Mitsui en détient 20%, la compagnie nationale mozambicaine ENH 15%, tandis que Bharat Petroleum, Oil India et ONGC Videsh possèdent chacun 10%. Les 8,5% restants sont détenus par le groupe thaïlandais PTTEP.

Par ailleurs, TotalEnergies fait l’objet d’une plainte déposée en novembre 2025 par le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR) auprès du Parquet national antiterroriste en France, pour complicité présumée de crimes de guerre, de torture et de disparitions forcées lors des événements survenus autour de son site gazier en 2021. Le groupe a précédemment rejeté ces accusations.

Avec Reuters (Custodio Cossa et Wendell Roelf; avec la contribution de Sfundo Parakozov et America Hernandez; version française Elena Smirnova et Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)



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