En sursis depuis plusieurs années, le site de Stellantis à Poissy (Yvelines), dernière usine automobile d’Île-de-France, est assurée de fabriquer des voitures DS et Opel jusqu’en 2028. Et après ? Le constructeur travaille à diversifier ses activités sur place. Il va investir 20 millions d’euros pour moderniser son atelier d’emboutissage et ouvrir un centre de démontage de véhicules hors d’usage.

L’usine d’assemblage automobile de Poissy ne fermera pas et ne connaîtra pas de plan social. «On a pris l’engagement de lui donner un avenir industriel et on s’y tient !», assure un porte-parole de Stellantis. Fin novembre, la direction du site industriel a officialisé un projet de diversification demandé de longue date par ses 2000 salariés, qui ne sauront que mi-2026 s’ils continueront à assembler des citadines comme l’Opel Mokka et la DS3 au-delà de 2028. Alors que la production devrait progressivement décroître d’ici là, trois nouvelles activités sont envisagées.
Un investissement de 20 millions d’euros est prévu pour rénover l’atelier d’emboutissage et y installer une nouvelle ligne de presse, avec pour objectif de fournir d’autres sites du groupe. «Cela fait plus de vingt ans que je n’ai pas vu une nouvelle presse arriver», se réjouit Frédéric Lemayitch, le délégué syndicat central de la CFTC.
De nouvelles activités
Au programme également : un nouvel îlot de ferrage pour produire des portes, des capots et des volets de coffre de rechange de modèles Opel pour l’après-vente. Enfin, à l’image de ce qui a été imaginé à Flins (Yvelines) par Renault, Stellantis souhaite mettre en place à partir du second semestre 2026 un centre de démontage des véhicules hors d’usage, afin d’offrir une deuxième vie à certains composants. Deux cents postes seront initialement créés et Stellantis promet que cette activité «sera en croissance les années à venir».


