
Hermès a annoncé vendredi 30 janvier la création d’une maroquinerie aux Andelys, dans l’Eure, où elle possède déjà deux manufactures. Le site doit employer 260 artisans.
À la bonne Eure pour Hermès. La marque de luxe a annoncé vendredi 30 janvier la création d’une nouvelle maroquinerie aux Andelys, qui complètera celles de Val-de-Reuil (ouverte en 2017) et Louviers (2023) dans le département normand. L’entreprise se réserve de donner une date, évoquant à L’Usine Nouvelle «un projet sur plusieurs années», implanté sur une friche industrielle de la ville.
«Afin d’accompagner le succès de ses collections de maroquinerie-sellerie exclusivement fabriquées en France, Hermès continue d’investir dans ses capacités de production», explique la maison dans un communiqué, sans indiquer le montant de l’investissement. À terme, le site doit employer 260 artisans, formés à l’école Hermès des savoir-faire de Louviers, auxquels s’ajouteront des emplois sur les autres métiers du site.
Un fonctionnement par pôles
Cette troisième implantation dans l’Eure illustre la stratégie par pôles de Hermès : une première maroquinerie ouvre, avec une transmission des savoirs opérée par des salariés de la maison ; puis une deuxième et troisième maroquinerie complètent le pôle avec l’appui des précédentes, toujours dans cette logique de transmission. Avec l’implantation aux Andelys, le pôle sera ainsi complet dans quelques années.
Plus à l’ouest, Hermès avait annoncé en avril 2025 la création d’une maroquinerie à Colombelles, près de Caen, sur une friche de l’ancienne Société métallurgique de Normandie. Un projet d’une ampleur similaire avec environ 300 postes (dont 260 artisans), à l’horizon 2028, qui pourrait augurer la création d’un nouveau pôle «bas-normand» dont Colombelles serait le premier de cordée.


