
La start-up américaine franchit une étape décisive dans l’industrialisation de sa chimie biosourcée. Grâce à un procédé catalytique innovant, l’entreprise prépare la construction de son unité commerciale capable de produire 50 000 tonnes par an d’acide acétique et d’acétate d’éthyle à partir d’éthanol biosourcé et de CO₂.
La start-up américaine Kemvera, anciennement New Iridium, a finalisé le dossier de conception du procédé (FEL 1) pour la construction de son unité commerciale d’acide acétique et d’acétate d’éthyle biosourcés. Pour constituer le dossier de cette future unité, d’une capacité de production de 50 000 tonnes par an, Kemvera s’est appuyé sur la conception d’un démonstrateur pré-commercial d’une capacité de 500 t/an et a récemment mis en service son réacteur pilote, d’une capacité de 20 t/an. « Forts de ces étapes clés, nous entrons dans une nouvelle phase de développement qui nous rapproche considérablement de la livraison à nos clients. Ces progrès représentent l’aboutissement d’une recherche et d’une ingénierie fondamentales visant à une production chimique à grande échelle et abordable à partir de matières premières cultivées aux États-Unis », a commenté Chern-Hooi, fondateur et p-dg de Kemvera.
Kemvera a mis au point une plateforme catalytique transformant des matières premières biosourcées, et issues du CO2, en produits chimiques. Concrètement, la start-up transforme principalement de l’éthanol, issu du maïs, via une oxydation catalytique qui permet d’obtenir de l’acide acétique. Grâce aux catalyseurs mis au point par Kemvera, la société est en mesure de réaliser simultanément une production d’acétate d’éthyle. Une phase de distillation ainsi qu’une purification permettent d’obtenir des produits à une pureté élevée, prêts pour une utilisation drop-in. Afin d’assurer sa production, la start-up s’est associée à des producteurs d’éthanol et des acteurs du monde agricole afin de créer une chaîne de valeur durable et intégrée.


