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Les résultats de BASF sont en recul, pour la troisième année consécutive, en deçà de toutes les prévisions malgré une hausse des volumes

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Lu il y a 4 minutes



Sans surprise, mais non sans déception, BASF entame 2025 sous pression. Le géant allemand de la chimie publie des résultats préliminaires en recul pour la troisième année consécutive, pénalisés par des effets de change défavorables, l’érosion des marges et un environnement toujours tendu, malgré une amélioration des volumes et un flux de trésorerie supérieur aux attentes.

Le géant allemand de la chimie BASF le savait : l’année 2025 serait difficile. Le groupe basé à Ludwigshafen (Allemagne) vient de publier ses résultats préliminaires, et ceux-ci sont inférieurs aux prévisions, en recul pour la troisième année consécutive. Le chiffre d’affaires pour l’année 2025 devrait s’établir à 59,7 milliards d’euros, soit une baisse de 2,7 % par rapport à l’exercice 2024 où le chiffre d’affaires s’établissait à 61,4 Mrds €, sans l’activité Revêtement, cédée à Carlyle à l’automne 2025. Malgré une hausse des volumes, « les effets de change défavorables et la légère baisse des prix ont pesé sur la croissance des ventes », explique le groupe dans son communiqué.

En ce qui concerne l’Ebitda avant éléments exceptionnels pour l’exercice 2025, celui-ci devrait s’établir à 6,6 Mrds €, un montant légèrement inférieur aux estimations moyennes des analystes (6,7 Mrds €) et à la fourchette de prévisions de BASF publiée en octobre 2025 (entre 6,7 Mrds € et 7,1 Mrds €). Sur la période 2024, l’Ebitda avant éléments exceptionnels s’élevait à 7,2 Mrds €, toujours sans l’activité Revêtements. L’Ebitda aurait donc chuté de 8,3 % sur l’exercice 2025, s’expliquant « notamment par la diminution des marges et les effets de change négatifs ».

Le flux de trésorerie disponible, quant à lui, dépasse les estimations moyennes qui se situaient à 0,6 Mrd € pour les analystes et entre 0,4 et 0,8 Mrd € pour BASF. Il devrait atteindre 1,3 Mrd €, soutenu, par rapport à l’année précédent, par la baisse des paiements effectués au titre des immobilisations corporelles et incorporelles. Celles-ci s’élevaient à 6,2 Mrds € en 2024 et devraient s’élever à 4,3 Mrds € en 2025. Cependant, les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles devraient atteindre 5,6 Mrds € pour 2025, soit une diminution de 18,8 % en glissement annuel. Ce recul s’explique « principalement par une augmentation des positions de négoce de métaux précieux due à la hausse des prix ».

L’Ebit devrait s’établir à 1,6 Mrd €, inférieur au consensus des analystes qui estimaient ce chiffre à 2,2 Mrds €. Il intègre des coûts de restructuration nettement plus élevés en 2025 par rapport à l’année précédente. Les mesures de restructuration annoncées par le chimiste sont mises en œuvre plus rapidement que prévu. De plus, les charges exceptionnelles ont été partiellement compensées par des éléments exceptionnels positifs, comme la cession de l’activité de peintures décoratives à Sherwin-Williams le 1er octobre dernier.

Enfin, le résultat net devrait s’établir à 1,6 Mrd € pour l’année écoulée, soit une augmentation de 23 % en glissement annuel. « Cette performance s’explique principalement par la contribution plus importante aux résultats de la participation consolidée à la mise en équivalence dans Wintershall Dea ».



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