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Valeo se sépare (encore) d’une usine française, ses salariés dans le flou sur leur avenir

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Lu il y a 3 minutes



L’équipementier automobile Valeo, engagé dans un plan de réduction des coûts, vient de conclure la vente de son site de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) au promoteur Prologis. Une transaction à 24,5 millions d’euros qui marque l’arrêt de l’usine entre fin 2027 et juin 2028. Le transfert de l’activité est à l’étude, mais les salariés n’y croient pas.

La cure d’austérité se poursuit chez Valeo. Dans un marché automobile dégradé, l’équipementier a conclu la vente de son usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) au promoteur Prologis, spécialisé dans l’immobilier logistique. Montant de la transaction : 24,5 millions d’euros pour le terrain et le bâtiment, représentant une surface totale de près de 90000m2.

Contacté par L’Usine Nouvelle, le géant tricolore indique que l’activité se poursuit dans les locaux actuels, dans le cadre d’un bail signé avec l’acquéreur allant jusqu’à fin 2027 et pouvant être étendu à juin 2028. Une date qui correspond à l’échéance du contrat actuel avec le client principal de l’usine, l’équipementier canadien Magna international.

Des salariés très inquiets pour le futur

«Valeo engage des démarches nécessaires afin de rechercher des locaux adaptés pour la poursuite de l’activité», poursuit la direction. «On n’y croit pas du tout, s’inquiète Sébastien Gravalon, représentant syndical CGT du site. On a de moins en moins de production et il faudrait requalifier tout l’outil de production».

L’usine ne compte aujourd’hui plus que 94 salariés. Pour rappel, Valeo avait déjà supprimé 238 emplois à Saint-Quentin-Fallavier, en 2025, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

Une stratégie axée sur la rentabilité

En deux ans, le groupe a abaissé ses effectifs mondiaux de 10% (soit environ 10000 personnes) et a réduit son empreinte industrielle de 34 sites. Le 20 novembre 2025, Valeo a présenté son nouveau plan stratégique intitulé Elevate 2028, dont l’ambition est avant tout d’augmenter sa rentabilité. Son chiffre d’affaires, autour des 20,5 milliards d’euros en 2025 contre 21,5 milliards en 2024, devrait rester stable au moins jusqu’en 2027.



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