Explosion chez SNF Coagulants à Saint-Avold, aucun blessé
Une explosion a retenti au sein de l’entreprise SNF Coagulants, à Saint-Avold (Moselle) dans la nuit du 20 janvier dernier. Par chance, l’évènement s’étant produit à 4 heures du matin, seulement quatre employés étaient présents sur site au moment de l’accident et aucun n’est blessé. Selon les informations fournies par la préfecture de Moselle, il s’agit « de l’explosion d’un réacteur dans un bâtiment de 800 m² ». Dans un second communiqué, la préfecture a également rassuré la population en affirmant que « l’entreprise SNF Coagulant n’est pas classée Seveso mais classée ICPE soumise à déclaration », avant de préciser qu’elle est « différente de SNF Floerger, classée elle Seveso, située également sur le site de Carling mais non concernée par l’évènement ». Un périmètre de sécurité a tout de même été mis en place autour des lieux afin de permettre aux 63 sapeurs-pompiers et 15 engins mobilisés de maîtriser l’incendie et d’éteindre le feu avant 10h30. « La situation ne présente pas de risque vers l’extérieur », a expliqué la préfecture, avant de préciser que des inspecteurs de la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) se rendront sur site.
REC (Écollant) sécurise des volumes de textiles à recycler auprès du FNDSA et le Tri d’Emma
Avec la mise en service de son démonstrateur industriel situé à Joigny (120 km de Paris) – un démarrage prévu à la fin du premier trimestre 2026 -, la start-up française REC poursuit la sécurisation de son flux de matières premières, des déchets textiles complexes contenant au minimum 70 % de polyamide (PA). En effet, REC dispose d’un procédé propriétaire de recyclage chimique de cette fibre synthétique, avec un objectif de production de 100 tonnes de PA recyclé dès 2026. À la fin de la décennie, le cap pour le recycleur est fixé à 15 000 à 20 000 tonnes par an, avec un palier intermédiaire de 5 000 tonnes par an d’ici à trois ans. La signature de partenariat avec deux acteurs historiques du textile est donc cruciale, afin de sécuriser encore plus de gisements. Le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri va faciliter la collecte et le conditionnement des textiles contenant du polyamide via son réseau lyonnais, tandis que Le Tri d’Emma assurera en complément l’identification et l’isolement des flux, conformément aux spécifications de REC. Aujourd’hui, la start-up dispose déjà de près de 100 tonnes de vêtements à traiter, et peut compter sur un réseau de plus de 60 partenaires industriels (collecteurs-trieurs, fabricants…) qui participe à la livraison de gisements de déchets textiles homogènes.
Chemours vend son ancien site de TiO à Taïwan
Le chimiste américain Chemours a signé une série d’accords définitifs portant sur la vente du terrain restant sur son ancien site de production de dioxyde de titane à Kuan Yin (Taïwan) à un groupe d’investisseurs comprenant Century Wind Power, Century Iron & Steel Industrial et Century Huaxin Wind Energy. Cette vente générera un produit brut d’environ 360 millions de dollars (307,5 M€), avant impôts et frais habituels. La finalisation des transactions est prévue d’ici à la mi-2026.
Solstice Advanced Materials investit 220 M$ dans les fibres balistiques
Solstice Advanced Materials, spécialiste des matériaux de spécialité haute performance, a fait part d’un investissement de plus de 220 millions de dollars (187,9 M€) dans plusieurs projets visant à développer la production de son usine de fibres balistiques de Colonial Heights (États-Unis). Cette unité est essentielle dans la chaîne d’approvisionnement de la défense américaine. Elle produit des fibres et des matériaux composites utilisés notamment dans la fabrication de casques, de gilets pare-balles et de blindage de véhicules.
Vos indices

Formosa Petrochemical prolonge l’arrêt de son vapocraqueur
Le raffineur privé de Taïwan Formosa Petrochemical Corp a fait part de la prolongation indéfinie de l’arrêt de son plus ancien vapocraqueur. Celui-ci est basé au sein du complexe de Mailiao. Cette décision fait suite à une réduction de la production d’éthylène due à la faiblesse des marges. Ainsi, le vapocraqueur n°1, d’une capacité de 700 000 tonnes par an, restera à l’arrêt pour une durée indéterminée. Il est à l’arrêt depuis le mois de septembre 2025.


