« Des mesures contreproductives, comme la taxe plastique envisagée dans le projet de loi de finances 2026 risquent de fragiliser une filière composée majoritairement de PME industrielles, sans bénéfice environnemental démontré », déclarait le président de Polyvia, Pierre-Jean Leduc, la semaine passée à l’occasion de la présentation annuelle du bilan économique de la filière plasturgie et composites. L’industriel peut être rassuré pour cette année. Le budget 2026 qui devrait être (enfin) adopté tout début février par le déclenchement de trois articles 49.3 – les socialistes ayant annoncé ne pas voter les motions de censure subséquentes – ne contenant pas la mesure honnie par la profession. La plasturgie hexagonale n’en reste pas moins dans une situation délicate, espérant au mieux une stabilisation de son chiffre d’affaires global pour cette année 2026… Dans la conjoncture actuelle, si rien ne l’exclut, rien ne le garantit non plus… Entre bilans chiffrés, délocalisation d’un projet à 1,5 milliard d’euros et initiatives hautes en couleur dans l’emballage, le chaud et le froid continue de souffler sur la plasturgie !
Messe Düsseldorf / Tillmann
« La période 2022-2024 marque un tournant pour la plasturgie, avec un recul de son chiffre d’affaires plus marqué que pour l’industrie en général », indique-t-on chez Polyvia, le syndicat professionnel de l’industrie française de la plasturgie et des composites. Une illustration de la fragilité de la filière qui, après une année 2025 toujours difficile, quel que soit le secteur aval desservi, ne peut qu’espérer une stabilisation pour 2026. L’organisation professionnelle en appelle donc à « une action rapide et collective pour sécuriser l’avenir » de ses entreprises ainsi qu’à la mise en place d’une « véritable préférence européenne »…
Une préférence qui n’est visiblement pas à l’ordre du jour pour le belge Vioneo qui a finalement choisi de délocaliser en Chine son usine (à 1,5 milliard d’euros !) de production de polypropylène (PP) et de polyéthylène (PE) à partir de méthanol issu de carbone non fossile.
On reste en revanche sur le sol du Vieux Continent pour l’accord conclu entre le néerlandais Avantium et le britannique Packamama pour la réservation d’une quantité restée confidentielle de polyéthylène furanoate (PEF) comme alternative au polyéthylène téréphtalate recyclé (rPET). Packamama souhaite ainsi passer du 100% recyclé au 100% biosourcé pour la production de ses bouteilles plates.
Retour en France, et plus précisément dans le Territoire de Belfort, pour une bonne nouvelle. La PME Isola Composite renoue en effet avec la croissance et investit dans de nouveaux équipements cinq ans après sa mise en redressement judiciaire.
Une touche de couleur pour finir ? Ce sera de l’orange pailleté et vous la trouverez sur les couvercles produits par Plastiques Pöppelmann France pour orner la gamme d’emballages réemployables du verrier Le Parfait.
La rédaction de Polymères & Matériaux vous souhaite un week-end parfait et une bonne lecture !


