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la start-up tricolore est la deuxième à devenir un exploitant nucléaire avec son projet de mini-réacteur SMR

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Lu il y a 3 minutes


La start-up tricolore du nucléaire Stellaria a déposé une demande d’autorisation de création pour son prototype de SMR, lui permettant de passer au rang d’exploitant nucléaire, a-t-elle annoncée jeudi 22 janvier. Elle est la deuxième à franchir cette étape. La jeune pousse développe un petit réacteur à neutrons rapides et cœur liquide à sels fondus, baptisé Stellarium.

Stellaria cofondateurs

Laurence Godart

Stellaria a été cofondée par Guillaume Campioni (CEA), Lucas Tardieu (CEA) et Nicolas Breyton (Schneider Electric), de gauche à droite.

Stellaria devient exploitant nucléaire, étape que la start-up est la deuxième française à franchir. La société issue du CEA et de Schneider Electric a annoncé jeudi 22 janvier avoir déposé auprès du ministère de la Transition écologique sa demande d’autorisation de création (DAC) de son installation nucléaire de base, le 19 décembre 2025. «En déposant cette demande, Stellaria sort de l’étape du concept pour entrer dans une phase réglementaire structurante, où ses choix fondamentaux sont désormais arrêtés», marque Nicolas Breyton, président de Stellaria, cité par le communiqué.

Réacteur à sels fondus

Démonstration de sûreté, évaluation d’impact environnemental, présentation des capacités techniques et financières… Cette DAC doit lui permettre d’implanter et d’installer son premier prototype baptisé Alvin, d’une puissance de 200 kilowatts thermique (kWth), dont le démarrage est prévu en 2030. Et comme but final : la mise en service de «Stellarium», un SMR à neutrons rapides et cœur liquide à sels fondus d’une puissance de 250 mégawatts électriques (MWe).

La société créée en 2023 a bouclé à l’été 2025 une levée de fonds de 23 millions d’euros pour mettre en œuvre cette première étape. Cette demande lance un long processus d’études et d’autorisation par l’autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), qui permettra à terme d’acter ou non l’installation. Parmi les onze acteurs de l’écosystème SMR et AMR, le seul autre tricolore à avoir franchi cette étape est la start-up Jimmy. Celui-ci a déposé sa propre DAC en avril 2024, pour l’installation d’un mini-réacteur à Bazancourt (Marne) visant à décarboner la distillerie et la sucrerie de Cristal Union.

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