
Le fabricant chinois de robots humanoïdes Unitree, qui prépare activement son introduction en Bourse, a livré 5 500 exemplaires bipèdes l’année dernière. C’est légèrement plus que son principal concurrent dans l’empire du Milieu, AgiBot. Les sociétés américaines du secteur, quant à elles, sont à la traîne.
Unitree reste pour l’heure en tête des livraisons de robots humanoïdes. Selon le Poste du matin de la Chine du Sud citant une source proche du dossier, l’entreprise chinoise aurait expédié 5 500 exemplaires en 2025. Ceci comprend uniquement les robots humanoïdes bipèdes et non ceux se déplaçant sur des bases mobiles sur roues. Durant cette période, la production d’appareils bipèdes s’élèverait à 6 000 unités.
Des robots cinq à dix fois moins chers que ceux des sociétés américaines
La société basée à Hangzhou est à l’origine de quatre humanoïdes différents. Son robot phare (G1), entraîné avec des techniques d’apprentissage par renforcement, est équipé de capteurs Lidar de pointe et d’une main avec un pouce préhensible. Il est doté d’une grande souplesse : il peut courir, faire des saltos ou encore du kung-fu.
Unitree a également présenté l’été dernier R1, un robot dédié à la recherche et proposé au prix ultra-compétitif de… 4 900 dollars (4 175 euros). Le G1, plus performant, est quant à lui disponible à partir de 13 500 dollars (11 500 euros). Un argument de vente non négligeable, alors que les humanoïdes les plus abordables développés de l’autre côté du Pacifique se négocieraient autour de 50 000 dollars (42 600 euros).
AgiBot aurait livré plus de 5 000 exemplaires
Le principal concurrent chinois d’Unitree, AgiBot, a de son côté annoncé fin décembre qu’il s’attendait à avoir livré, pour 2025, plus de 5 000 unités. Son fondateur et CEO Deng Taihua avait alors estimé que ces livraisons généreraient un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de yuans (122 millions d’euros).
Soutenue par plusieurs investisseurs de renom, tels que LG et BYD, AgiBot est derrière la gamme d’humanoïdes “Genie” dédiée aux applications industrielles et commerciales. Son dernier modèle, le G2peut naviguer de manière autonome dans 95% des ateliers et salles des machines et est équipé d’un bras doté de capteurs de force externes. Il s’est par exemple associé au fabricant de pièces automobiles Fulin Precision sur le déploiement d’une centaine d’humanoïdes et avec le fournisseur de produits électroniques Longcheer.
UBTech en outsider, les États-Unis en retard
Unitree et AgiBot ont un réel train d’avance sur les autres sociétés du secteur. D’après le cabinet Omdia, cité par Forbesle chinois UBTech arriverait en troisième position avec 1 000 unités livrées l’année passée. Le fabricant a noué en l’espace de quelques mois quelques partenariats de taille, en particulier avec BYD, qui utilise déjà ses robots dans certaines usines, FoxconnTexas Instruments et Airbus. Les chinois Leju Robotics, Engine AI et Fourier ne totaliseraient quant à eux que 1 200 livraisons de robots humanoïdes.
Dans ce panorama dominé par la Chine, les États-Unis font piètre figure. Toujours d’après Omdia, Tesla, Figure AI et Agility Robotics auraient livré chacun 150 exemplaires de robots humanoïdes en 2025. Tesla peine à séduire avec son Optimus, notamment en raison des promesses non tenues de son CEO, Elon Musk. Ce dernier espère toujours démarrer une production à grande échelle cette année et fabriquer un million de robots. Les appareils développés par Figure AI et Robotique d’agilité suscitent plus d’espoir : le premier a travaillé avec BMW dans l’utilisation d’humanoïdes pour le déplacement de pièces automobiles et le second a déployé de petites flottes dans des entrepôts Amazon.
Ce bilan intervient alors qu’Unitree se prépare à entrer en Boursepour laquelle elle vise une valorisation de 7 milliards de dollars (5,96 milliards d’euros). AgiBot devrait lui emboîter le pas en lançant son processus d’introduction en Bourse cette année.


