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À Gaillac, Pierre Fabre renforce la souveraineté sanitaire française en relocalisant deux anticancéreux stratégiques dans le cadre d’une enveloppe de 30 millions d’euros

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Lu il y a 5 minutes


Le site de Pierre Fabre à Gaillac (Tarn) a reçu la visite de Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, à l’occasion de l’inauguration de nouvelles lignes de fabrication de matière actives d’anticancéreux. Des produits pour lesquels Pierre Fabre possède des licences mais dont la matière active était achetée en dehors de nos frontières.

La visite de Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, sur le site des laboratoires Pierre Fabre à Gaillac, vendredi 16 janvier, s’est pleinement inscrite dans le cadre de la stratégie française de relocalisation de productions pharmaceutiques critiques. Le groupe occitan a mis en service de nouvelles lignes de fabrication dédiées à deux principes actifs stratégiques anticancéreux : encorafénib et binimétinib commercialisés sous les noms de Braftovi et Mektovi. Un projet industriel soutenu par le programme France relance dans le cadre de l’appel à projets « Secteurs stratégiques – Résilience ». Jusqu’ici, la fabrication était réalisée en dehors de nos frontières, chez Axplora en Allemagne, notamment. Certes la synthèse totale n’est pas rapatriée à Gaillac. Pour ecorafénib, par exemple, ce sont les trois dernières étapes qui sont faites à Gaillac en mettant en œuvre une chimie à très basse température (

Pour Pierre Fabre, cette relocalisation s’inscrit dans le cadre d’un plan d’investissements plus large de 30 M€, engagé sur la période 2022- 2025 à Gaillac, où le groupe emploie près de 200 salariés. Outre la relocalisation de encorafenib/ binimetinib, le groupe évoque la création d’un nouvel atelier pour la production d’AV13, un principe actif biotechnologique utilisé en dermocosmétique les gammes Cicalfate et Xéracalm d’Eau thermale Avène. Il fait également état de son projet de “Gaillac Academy”. Un investissement dans la formation « pour pallier la forte diminution des formations publiques aux métiers de la chimie ». Le solde de l’investissement est consacré au verdissement du site – projets « Green Mission » – avec la réduction des consommations d’eau et des émissions de CO2 du site, la rénovation des infrastructures et la mise en place d’une nouvelle installation de traitement des composés organiques volatils (COV) pour réduire l’empreinte environnementale du site et anticiper les réglementations futures.

Et le site tarnais n’est pas le seul inscrit sur la voie de la relocalisation a souligné le Ministre lors de cette inauguration : « Il y en a d’autres en France. Du côté de Dreux, j’ai inauguré dernièrement une nouvelle ligne et cela signifie que post-Covid, nous nous sommes rendu compte de nos fragilités. La politique du gouvernement a été d’encourager la relocalisation d’un certain nombre de molécules. » Et d’ajouter : « L’industrie pharmaceutique est extrêmement importante en France. Elle est présente partout sur les territoires avec plus de 200 sites. 70% d’entre eux sont dans des villes de moins de 50 000 habitants. Elle permet d’aménagement le territoire et de créer de l’emploi. »

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Ecorafénib/ binimétinib en bref

Ecorafenib (Braftovi) est une petite molécule inhibitrice des kinases BRAF, administrée par voie orale. Elle cible une enzyme clé de la voie de signalisation MAPK, dont l’activation anormale est impliquée dans plusieurs cancers, en particulier le mélanome et le cancer colorectal. Développé initialement par la biotech américaine Array BioPharma, puis rachetée par Pfizer, l’encorafénib a obtenu ses premières autorisations de mise sur le marché en 2018. C’est son association avec le binimétinib (Mektovi) a été approuvée par la FDA américaine en juin 2018 pour le traitement du mélanome métastatique ou non résécable porteur d’une mutation BRAF V600, puis par la Commission européenne en septembre de la même année. En 2020, la FDA a également autorisé Braftovi en association avec le cétuximab dans le cancer colorectal métastatique BRAF V600E. Le médicament est aujourd’hui homologué dans de nombreux pays, dont les États-Unis, l’Union européenne, le Japon, l’Australie, la Suisse et l’Argentine.

Dans le cadre d’accords de licence, Pfizer détient les droits de Braftovi aux États-Unis et au Canada, tandis que Pierre Fabre est responsable de la commercialisation du médicament dans la quasi-totalité de l’Europe, ainsi qu’en Afrique, en Amérique latine et dans une grande partie de l’Asie. Cette responsabilité commerciale s’accompagne désormais d’une montée en puissance industrielle en France.



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