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La régie Eau du Grand Lyon investit à Rillieux-la-Pape pour sécuriser son approvisionnement

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Lu il y a 3 minutes


La régie Eau du Grand Lyon, contrôlée par la métropole de Lyon, vient de lancer la réhabilitation de son usine d’eau potable de Rillieux-la-Pape (Rhône), qui est entrée en service en 1989. La collectivité locale investit 64 millions d’euros.

Eau du Grand Lyon, la régie publique de l’eau de la métropole de Lyon, lance le chantier d’extension et de rénovation de sa deuxième usine de production d’eau potable à Rillieux-la-Pape (Rhône), au nord de Lyon. Cette unité vient «sécuriser» la production d’eau potable de l’usine principale à Crépieux Charmy, explique Anne Grosperrin, présidente de la régie et vice-présidente écologiste de la métropole de Lyon.

L’investissement s’élève à 64 millions d’euros hors taxes, dont 1,6 million de subventions de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Le groupement lauréat est emmené par Veolia, avec l’entreprise Campenon Bernard, notamment. L’assistance à maîtrise d’ouvrage est réalisée par l’ingénieriste Naldeo. La mise en service devrait intervenir, début 2028, après deux ans de travaux, une période allongée car la production d’eau potable se poursuivra afin de ne pas perturber l’alimentation de 1,4 million d’habitants.

Retrouver la capacité initiale

L’usine de Rillieux pompe l’eau dans le lac des eaux bleues de Miribel Jonage, alors que celle de Crépieux s’alimente dans le Rhône et sa nappe alluviale. À Rillieux, deux bâtiments supplémentaires seront créés pour de nouvelles zones de décantation et de traitement des matières organiques, notamment des algues qui sont plus nombreuses avec le réchauffement de la température du plan d’eau. «Nous ajoutons une étape de prétraitement», précise Stéphane Perrin, responsable de l’unité travaux de la régie.

Un système de clarification et de filtration sur charbons actifs sera également installé pour traiter les micropolluants dont les PFAS. La pollution bactériologique sera éliminée par une désinfection UV.

«La qualité des eaux se modifie sous l’effet des activités humaines et du changement climatique. L’eutrophisation des eaux du lac de Miribel Jonage a abaissé la capacité à 75000 mètres cubes par jour, alors qu’elle est paramétrée pour 150000 mètres cubes», résume Anne Grosperrin. Les travaux vont donc restituer la capacité initiale, tout en apportant de la réactivité puisqu’elle pourra passer de 15000 m3 à 150000 m3 en trois heures.

Stéphane frachet



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