
Le spécialiste des implants médicaux, Evolutis, fabrique 230 000 pièces implantables par an ; le polissage robotisé est une évidence. Evolutis a fait appel au Cetim, référent technologique de l’industrie manufacturière, pour l’accompagner dans l’automatisation du polissage des cotyles.
Evolutis fabrique des prothèses articulaires notamment pour les hanches, son cœur d’activité, les genoux et pour les épaules. L’entreprise a fait appel au Cetim via sa plateforme Quatrium pour l’accompagner dans la technologie de polissage robotisé des cotyles.
Sous forme demi-sphériques creuses, les cotyles viennent se loger dans le bassin pour les prothèses de la hanche, elles constituées d’une tige insérée dans le fémur du patient, d’une tête et d’un insert plastique et du cotyle. Polis à la main, l’objectif est de polir les cotyles avec zéro défaut sur un fini « poli miroir. L’enjeu décrit par Pierre Bernat, directeur de production d’Evolutis est stratégique : « ce sont des opérations fastidieuses qui demandent une formation relativement longue et face à la prévision de notre croissance, nous avons de plus en plus de mal à trouver et à former des polisseurs. Face à ce besoin et pour garder notre autonomie, nous avons lancé un projet en interne de cellule robotisé pour le polissage des cotyles ». La cellule robotisée implantée chez Evolutis est désormais opérationnelle. Elle assure l’ébavurage et le polissage intérieur et extérieur des cotyles. Le temps de polissage varie entre 3 et 5 cotyles par heure. Pour Melody Besson, cheffe de projet robotique d’Evolutis, l’apport du Cetim a été précieux : « la conception des cahiers des charges avec le Cetim avec le support de personnes expérimentées en robotique nous a fait gagner beaucoup de temps au niveau de la pré-étude et pour la sélection des fournisseurs de solutions ».
Que des avantages
Expert finition du Cetim, Stéphane Guérin confirme : « notre expertise a permis d’aboutir à un choix pertinent des partenaires par rapport aux besoins d’Evolutis ». Chaque pièce nécessite un programme adapté, crée par les équipes d’Evolutis elles-mêmes. La machine peut travailler 24h/24h quand un polisseur doit s’arrêter après une cinquantaine de pièces. Morgan Duvert, polisseur sénior d’Evolutis ne voit que des avantages : « la quantité de pièces qu’on produit est beaucoup plus importante qu’en manuel ; la qualité est au rendez-vous. En termes d’image, c’est valorisant pour l’entreprise ». L’export, dans une cinquantaine de pays, représente près de la moitié de son activité. Pierre Bernat évoque le futur de la robotisation chez Evolutis : « le futur sera d’utiliser cette connaissance du premier robot pour de la robotisation, soit sur du chargement/déchargement de machines d’usinage ou sur des opérations de polissage, en fonction de nos besoins dictés par la croissance ». Fondée en 1999, Evolutis occupe, depuis 2025, une nouvelle usine de 7 000 m2 à Roanne, dans la Loire, presque deux fois plus étendue que son site historique de Briennon. De belles perspectives de croissance !


