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la start-up française Adionics se dirige vers la construction d’une première unité aux États-Unis en exploitant les saumures résiduelles d’une usine de potasse

Service Com'
Lu il y a 4 minutes



Impliquée dans un projet d’exploitation d’eaux de saumures résiduelles (et très concentrées en lithium) générées par le producteur américain de potasse Intrepid Potash, la start-up française Adionics affirme être arrivée à des résultats très concluants en matière de récupération du métal blanc grâce à sa technologie brevetée d’extraction liquide/liquide. À terme, l’association d’Intrepid Potash, Adionics, à laquelle s’ajoute la société Aquatech sur la partie carbonatation, devrait aboutir à une installation de 5000 tonnes par an de carbonate de lithium, de qualité batterie.

En discussion depuis 2023, la start-up Adionics spécialisée dans l’extraction directe du lithium (DLE), le fournisseur américain de solutions technologiques Aquatech et le producteur américain de potasse Intrepid Potash obtiennent une avancée majeure dans leur projet d’industrialisation d’un procédé de récupération de chlorure de lithium, et sa carbonatation, à partir d’eaux de saumures résiduelles. Le produit fini : un carbonate de lithium de qualité batterie. Lors des derniers tests, Aquatech affirme être parvenu à des niveaux de pureté supérieurs à 99,5 %, qui répondent aux spécifications des fabricants.

Construire une unité de production de 5000 tonnes par an

L’accord de développement conjoint entre les trois entreprises s’articule ainsi : Intrepid Potash fournit sa saumure résiduelle, eaux salées pompées en profondeur, en provenance de son usine à Wendover, dans l’Utah (Ouest américain) dont il exploite la potasse. Adionics récupère ce flux encore chargé en lithium, dont la concentration en métal blanc a été élevée par des opérations d’évaporation réalisées au préalable par Intrepid dans le cadre de sa production de potasse, et réalise une extraction liquide/liquide par un média breveté et développé par la start-up française, baptisée Flionex. « Ce liquide organique se compose de deux extractants solides dissous dans un solvant », détaille François-Michel Colomar, directeur commercial d’Adionics chargé de la communication externe. Le lithium sera adsorbé sous forme de chlorure de lithium, le média ainsi chargé sera ensuite régénéré par montée de température, en passant de 20°C à 80°C, permettant un fonctionnement en flux continu. « Nous n’avons pas besoin d’acides chlorhydrique ou sulfurique pour pouvoir régénérer le Flionex, par rapport à certains procédés DLE solide/liquide utilisant des résines », souligne François-Michel Colomar.

Le chlorure de lithium de haute pureté sera enfin soumis à une carbonatation réalisée par Aquatech, afin d’obtenir un carbonate de lithium de qualité batterie. En 2026, les trois partenaires souhaitent désormais obtenir des accords définitifs pour la construction et l’exploitation du projet, avec une décision finale d’investissement prévue pour cette année. « Nous menons en ce moment un double-travail en plus des tests. Nous souhaitons achever l’ingénierie de l’installation et réaliser un tour de table que nous espérons clôturer cette année », précise le directeur commercial. En ligne de mire : le déploiement d’une unité de production de 5000 tonnes par an de carbonate de haute pureté.



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