
En 2026, le classement de L’Usine Nouvelle conserve son système à points, introduit en 2025. La structure du palmarès reste inchangée, bien que le poids de l’international soit réduit, au profit de la recherche. De plus, deux indicateurs sur les 15 ont été remplacés.
Comme chaque année, L’Usine Nouvelle construit le palmarès des écoles d’ingénieurs à partir des données publiques de la Commission des titres d’ingénieur (CTI), complétées par celles de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI).
En 2025, le classement a pris un virage, avec le basculement d’un système de notes, selon la méthode des min-max, à un barème sur 100 points. Le classement 2026 conserve cette mise à jour qui permet d’éviter les variations dues aux valeurs extrêmes. De plus, la structure du classement reste la même avec quatre grands critères (l’insertion professionnelle, la proximité avec l’entreprise, la recherche, l’international), découpés en un total de 15 indicateurs, comme le salaire des diplômés, ou la part d’heures de cours assurées par des enseignants-chercheurs. Pour chaque indicateur, lorsque la donnée est fortement différente de l’année précédente (en plus comme en moins) ou présente une anomale, la rédaction contacte l’école, afin de vérifier l’information fournie.
Seules les écoles ayant plus de 70 diplômés intègrent le palmarès. De plus, certaines écoles n’ont pas souhaité apparaître dans le classement, comme Centrale Nantes, l’ENSTA ou Telecom Paris. Ainsi au total, la rédaction classe en 2026 121 écoles, sur les quelque 200 que compte la France.
Deux indicateurs remplacés
Si, dans une logique de cohérence d’une année sur l’autre, les fondamentaux du classement restent les mêmes, certaines modifications ont cependant dû être effectuées en 2026. D’abord, le poids des grands critères dans la note finale a été modifié : L’Usine Nouvelle fait le choix de désormais attribuer 30 points à la recherche (au lieu de 25 l’année précédente) et 15 points à l’international (contre 20 en 2025), afin de mieux refléter la qualité scientifique et l’effort de recherche d’une école. L’insertion reste sur 30 points et la proximité avec les entreprises sur 25 points.
De plus, deux indicateurs utilisés les années précédentes n’apparaissent plus dans le classement : le temps moyen passé par les étudiants sur des projets posés par les entreprises et le nombre de brevets déposés par l’école lors de la dernière année civile. Ces deux informations, respectivement issues des enquêtes CTI et CDEFI, ne sont plus demandées aux écoles. L’Usine Nouvelle s’appuyant exclusivement sur ces deux enquêtes, car elles permettent de certifier la qualité des données, deux nouveaux indicateurs ont été intégrés. Le premier est le nombre de laboratoires de recherche dont l’école est la tutelle principale. Il s’agit d’une donnée CDEFI, intégrée au critère recherche. Le deuxième est la part d’apprentis. Cette donnée qui était jusqu’à présent fournie uniquement à titre d’information, devient un indicateur classant pour le critère «proximité avec les entreprises».
Au fil des ans, dans une logique d’amélioration continue, L’Usine Nouvelle s’efforce d’intégrer un maximum d’indicateurs en pourcentage, afin de ne pas favoriser, dans le classement, les grosses écoles. Aujourd’hui, 13 indicateurs sur 15 ne dépendent pas de la taille de l’école. De plus, comme pour les années précédentes, il est indispensable de rappeler que les données utilisées pour établir ce palmarès sont accréditées par la CTI et la CDEFI. Celles issues des enquêtes insertion sont extrêmement dépendantes du taux de réponses des étudiants et étudiantes : moins de jeunes ingénieurs participent à celles-ci, moins les données reflètent l’ensemble des promotions. Autre précision : ce palmarès évalue les cycles ingénieurs, et non les masters, les bachelors ou les établissements dans leur globalité. Les données prises en compte concernent donc, pour la grande majorité, les étudiants et diplômés de l’établissement.
Le détail des coefficients et des indicateurs
Critère recherche (30 points) :
- Pourcentage d’heures d’enseignement assurées par des enseignants-chercheurs dans le cycle ingénieur (maximum à 10 points si plus de 77%)
- Part de diplômés de la dernière promotion partis en thèse (maximum à 7 points si plus de 20%)
- Nombre de thèses soutenues sous la responsabilité d’un personnel de l’école lors de la dernière année civile (maximum à 6 points si plus de 100)
- Nombre de laboratoires de recherche dont l’école est tutelle principale (maximum à 7 points si plus de 10)
Critère proximité entreprises (25 points) :
- Part d’ingénieurs diplômés au cours des 3 dernières années ayant créé une entreprise (maximum à 4 points si plus de 4%)
- Part des femmes parmi les diplômés de la dernière promotion (maximum à 5 points si plus de 50%)
- Part d’apprentis (maximum à 6 points si plus de 45%)
- Pourcentage d’heures d’enseignement assurées par des professionnels de l’entreprise dans le cycle ingénieur (maximum à 10 points si plus de 40%)
Critère international (15 points) :
- Part de diplômés de la dernière promotion en emploi à l’étranger (y compris en thèse) 6 mois après leur diplôme (maximum à 5 points si plus de 20%)
- Part de doubles-diplômés entrants de la dernière promotion (maximum à 5 points si plus de 8 %)
- Part de doubles-diplômés sortants de la dernière promotion (maximum à 5 points si plus de 11 %)
Critère insertion (30 points) :
- Salaire annuel brut médian, en euros, des diplômés de la dernière promotion (hors thèse, hors VIE) (maximum à 15 points si plus de 45 000 euros)
- Part de diplômés de la dernière promotion en emploi dans l’industrie 6 mois après son diplôme (maximum à 5 points si plus de 70%)
- Part de diplômés ayant trouvé un emploi en moins de deux mois (hors poursuite d’études) (maximum à 5 points si plus de 89%)
- Nombre de semaines de stages obligatoires sur l’ensemble du cycle ingénieur (maximum à 5 points si plus de 50)


