Ad image

qu’est-ce que la «garantie de progression annuelle» que propose la SNCF dès 2026 aux organisations syndicales ?

Service Com'
Lu il y a 4 minutes



La direction de la SNCF propose une hausse moyenne de 2% des rémunérations en 2026 aux cheminots. Avec, en complément, la garantie d’une augmentation minimale annuelle de 0,6% pour tous liée à l’ancienneté, alors que ces progressions salariales tombaient jusqu’ici tous les deux, trois ou quatre ans.

La SNCF se porte bien, les résultats sont au rendez-vous, les cheminots, qu’ils soient «au statut» ou sous contrat de travail de droit privé, espèrent récolter les fruits de cette bonne santé. Une séance de «négociation annuelle obligatoire» (NAO) s’est tenue le 13 janvier au matin au siège de la SNCF. Après plusieurs semaines de discussions plus ou moins informelles avec les organisations syndicales, la direction a sorti ses propositions de son chapeau. A prendre ou à laisser, les syndicats ont jusqu’au 27 janvier pour dire s’ils acceptent la proposition. La direction exige l’accord de deux organisations sur les quatre, sinon ce sera zéro augmentation…

Selon le DRH du groupe Philippe Bru, la direction a proposé une augmentation moyenne de 2,57%, dont 2% pour les augmentations individuelles et générales, ou liées aux progressions de carrière. La plupart des cabinets RH avaient prévu des augmentations tournant autour de 2%. Un taux supérieur à l’inflation, prévue à 1,3% en 2026 par la Banque de France.

Cette hausse des salaires se décompose en une augmentation générale de 0,5% versée à tous les cheminots, pour moitié en juillet, pour moitié en octobre, et en des augmentations individuelles de 1,2% pour le personnel d’exécution et de maîtrise, et de 1,4% pour les cadres – ce sont les enveloppes qui augmentent de 1,2 ou 1,3%, donc tous les collaborateurs n’en bénéficient pas.

Une annualisation des augmentations liées à l’ancienneté

Originalité de ce qui a été proposé cette année, « du jamais vu dans aucune entreprise » selon Philippe Bru, satisfait de son innovation : une «garantie de progression salariale annuelle», ou GPSA. A la SNCF, les salaires progressaient jusqu’ici automatiquement à l’ancienneté, tous les deux ou quatre ans pour les agents au statut cheminots, tous les trois ans pour les salariés de droit privé. Le nouveau mécanisme supprime ces seuils, harmonise le système et en crée un nouveau. L’augmentation liée à l’ancienneté fera l’objet d’une forme d’avance : sans attendre le passage des deux, trois ou quatre ans, tous les cheminots seront augmentés automatiquement de 0,6% tous les ans au 1er décembre, en vertu de cette GPSA. Un salarié qui devait être augmenté tous les trois ans de 1,8% aura 0,6% tous les ans… Si c’était plus, il y aura rattrapage.

Quant au partage des fruits du succès, une prime de partage de la valeur de 650 euros est accordée à tous, dont 400 euros ont déjà été versés en décembre et 250 le seront en mars. Le DRH annonce également un versement moyen d’intéressement de 1100 euros par personne en mai, un montant qui peut changer selon les résultats de chaque société du groupe.

Les augmentations de rémunérations tomberont donc progressivement dans l’année, voire tardivement, ce que ne manqueront pas de souligner les syndicats – qui n’avaient pas pu être joints en fin d’après-midi ce 13 janvier.



Source link

Share This Article
Laisser un commentaire