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Carasoie, cette PME qui montre que le travail “fait main” peut encore être rentable dans l’industrie

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Lu il y a 3 minutes



Carasoie, PME iséroise spécialisée dans la confection de luxe, connaît une croissance fulgurante. Labellisée Entreprise du patrimoine vivant, elle a multiplié son chiffre d’affaires par cinq et investi 4,5 millions d’euros pour doubler la taille de son atelier.

De fil en aiguille, Carasoie poursuit son impressionnante croissance. Cette PME située à Pont-Évêque (Isère), au sud de Lyon, vient de passer d’une trentaine de salariés à 130 en trois ans seulement. En attendant la vingtaine de recrutements prévus d’ici à la fin de l’année.

Le chiffre d’affaires, confidentiel, a été multiplié par cinq durant la même période. Sous-traitant pour des grandes marques de luxe, essentiellement françaises, Carasoie doit en partie sa réussite à un savoir-faire traditionnel, le roulottage, une technique d’ourlet raffinée pour confectionner des foulards en soie ou en cachemire, qui représentent la majorité de son activité.

Cravates et serviettes fabriquées à la main

La PME fabrique également à la main des cravates ou des serviettes de bain. Créée en 2011 sous le nom d’Handysoie par une ancienne directrice juridique d’Hermès, elle connaît un virage radical en 2022. Robin Avenel, un ancien gestionnaire de fortune de la banque Merrill Lynch originaire de Normandie qui a passé sept ans aux États-Unis, rachète l’entreprise iséroire avec le frère de son beau-frère. Les deux associés remportent cette même année un important appel d’offres qui nécessite un ambitieux plan de montée en charge jusqu’à 150 salariés, trois ans plus tard.

À cette occasion, l’entreprise se renomme Carasoie, pour Confection Auvergne-Rhône-Alpes. Afin d’atteindre cet objectif, la société, labellisée Entreprise du patrimoine vivant, vient d’emménager dans un bâtiment flambant neuf de 3 000 m2, à moins d’un kilomètre du précédent. Un investissement de 4,5 millions d’euros pour doubler la taille de l’atelier de confection et améliorer les conditions de travail. Un enjeu clé pour attirer et fidéliser une main-d’œuvre très spécifique. « Nous formons les candidats avant de leur proposer un emploi », atteste Robin Avenel, qui recrute beaucoup en collaboration avec France Travail. Il faut dire que l’entrepreneur trentenaire a de la visibilité : son carnet de commandes est plein pour les prochaines années.



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