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Le conflit au Soudan fait rage, les civils en font les frais

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Lu il y a 4 minutes



L’appel de l’Union africaine (UA) lancé en décembre en faveur d’un « cessez-le-feu immédiat, permanent et inconditionnel » au Soudan semble être resté lettre morte, les Nations Unies (ONU) affirmant cette semaine que les civils continuent de subir le poids de l’escalade de la violence.

Après sa dernière réunion de 2025 sur le Soudan déchiré par la guerre, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA a exprimé, entre autres, sa préoccupation face à la poursuite du conflit armé, exigeant un cessez-le-feu pour « ouvrir la voie à un dialogue politique visant à trouver une solution durable et consensuelle ». Des déclarations antérieures selon lesquelles une solution militaire n’est pas viable ont été répétées.

Le CPS a également réitéré son appel à la reprise du dialogue intersoudanais. Cela doit être basé sur une approche inclusive et dans un esprit de réconciliation et de recherche d’une solution politique à l’amiable, par le biais d’un processus dirigé par l’UA et soutenu par des efforts internationaux coordonnés. Les « efforts internationaux » incluent l’ONU, le bloc régional d’Afrique de l’Est IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement) et d’autres voies régionales et internationales de soutien à la paix en faveur de la désescalade, d’une trêve humanitaire et d’une cessation des hostilités en vue de restaurer la paix et la stabilité.

Maintenant bien dans sa troisième année après le début des hostilités entre les Forces armées soudanaises (SAF), dirigées par le général Abdel Fattah al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (RSF) du général Mohamed Hemedti Dagalo, en avril 2023, le conflit se poursuit en se concentrant sur les régions du Darfour et du Kordofan.

Les estimations du nombre total de morts dans la guerre civile soudanaise en cours varient considérablement, certains renseignements de source ouverte suggérant plus de 150 000 morts à cause de la violence, de la maladie et de la famine. Un autre affirme que le nombre de morts est plus élevé « car beaucoup ne sont pas enregistrés ». D’autres estimations, incluant les décès indirects dus, entre autres, à la famine et à l’effondrement du système de santé, le situent « jusqu’à 400 000 ou plus ».

Dans une mise à jour du lundi 5 janvier, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que samedi, des frappes de drones avaient frappé les villages d’Al-Zurq et Ghurair dans le Nord Darfour, faisant un nombre indéterminé de victimes civiles ainsi qu’un marché et une clinique médicale. Un décès a été signalé après deux attaques de drones dans les environs de Kulbus, au Darfour occidental, le même jour. Les partenaires humanitaires de l’ONU, selon Dujarric, font état de plus de 600 personnes déplacées par les frappes.

« La situation reste désastreuse à Dilling, avec des civils assiégés alors que les conditions humanitaires continuent de se détériorer, tandis que l’accès aux fournitures essentielles est de plus en plus restreint », a-t-il déclaré, réitérant un appel de l’organisation mondiale à la protection des civils et à un accès humanitaire sans entrave aux zones touchées.



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