Ad image

Innovation : IPC tisse sa toile

Service Com'
Lu il y a 7 minutes


Si c’est la quatrième édition des Rencontres IPC, elles sont organisées pour la première fois sur le site de Laval, l’un des cinq sites d’IPC – les composites faisant partie de son coeur d’activité. Innovations et solutions clés en main, avec un focus sur Fastrac, pour passer à l’action rapidement.

Situé dans le parc technologique verdoyant de Changé, à Laval, IPC (Innovation Plasturgie Composites) a programmé une journée intitulée « La transition écologique dans le secteur des composites, quels enjeux ? » Une partie de la réponse se niche derrière les trois lettres IPC, dont le mot innovation. Lors de son discours de bienvenue, Luc Uytterhaeghe, directeur général du centre technique, situe le contexte : « L’industrie se trouve dans une situation particulière, face aux différents enjeux. Au cœur du développement des entreprises, l’innovation est un élément clé ». Sont encours, 42 projets collaboratifs et 21 projets européens. Plus de 320 partenaires européens collaborent avec IPC, une force de frappe qui booste les innovations de demain. La plateforme technologique d’IPC à Laval, d’une surface de 1600 m², dispose de nombreux procédés thermoplastiques et thermodurcissables dédiés aux travaux R&D comme le préformage, la technologie RTM (Resin Transfer Molding), l’estampage ou Fastrac.

La solution clé en main pour une mise en œuvre rapide

Damien Giraud, chef de projet de développement des composites à IPC Laval fait la démonstration avec la mise en œuvre d’un tissu composé de polypropylène (PP) renforcé de fibre de verre: « Cette technologie, Fastrac, est brevetée au niveau international; elle est issue d’un projet de développement d’IPC. Pour un temps de cycle de 10 minutes, en seulement 4′30 min, la pièce est consolidée ». Un seul outillage, un moule presse, suffit pour préchauffer le moule et à le refroidir. Dans le moule sous pression, le tissu se déforme. « On peut également transformer le tissu sous vide pour éviter une éventuelle oxydation du matériau, » note Damien Giraud. Après une exposition aux rayons IR (infrarouge), la fusion est atteinte. Après un temps de refroidissement sous pression de l’ensemble flasques et tissu, le démoulage peut se faire. En comparaison avec le procédé d’estampage, Fastrac produit des pièces composites à haute cadence avec une réduction des coûts (allègement par exemple), économie de matière, car les empilements des tissus peuvent être réalisés à façon, et une réduction des émissions de CO2, de 10 à 15 % à iso masse transformée par rapport à l’estampage.

Fastrac est une technologie à forte valeur ajoutée

Rapide et flexible, Fastrac est encours de transfert technologique dans l’industrie. La technologie séduit en raison d’une possibilité de fonction-naliser les matériaux composites, notamment par l’ajout d’une fonction électronique et/ou esthétique. Celle-ci peut y être intégrée directement dans les empilements du tissu ou dans les flasques avant empilement. Gilles Dennler, directeur de la recherche à IPC, énumère les avantages : « L’intégration de nouvelles fonctions dans les pièces composites améliore leurs performances, leur fiabilité, leur durée de vie et leur compétitivité ». Lors de la table ronde sur les évolutions attendues dans les composites, Stéphane Turmeau, responsable méthodes de l’entreprise Noma TD, témoigne: « L’outil numérique présente un réel intérêt pour optimiser les performances de fabrication et gagner en productivité ». Noma TD est spécialisée dans la fabrication des pièces composites et propose à ses clients des solutions adaptées aux exigences mécaniques, fonctionnelles et esthétiques. Dans l’aéronautique, Anne Balquet, responsable Cellule intelligence économique d’IPC, et François Dupont, responsable du site IPC Laval, ont évoqué l’exemple de l’entreprise canadienne Maya HTT qui, grâce à la digitalisation des procédés composites pour améliorer la durabilité de leurs pièces, ont conçu en 15 minutes des moules, inserts et canaux de refroidissements pour le moulage par compression.

Toujours au plus près des industriels

IPC lance en 2026, un projet d’action collective sur la réalisation d’un guide de conception des outillages par fabrication additive avec une corrélation par simulation numérique. Il faudrait des pages entières pour décrire les nombreux travaux menés par IPC dans le cadre de projets collaboratifs ou pour des projets internes pour répondre aux besoins du marché sous-tendus par les enjeux environnementaux et sociétaux. Selon Anne Balquet, « le recyclage des matériaux composites se développe en France et en Europe, c’est un enjeu de taille ». Un document IPC est à paraître prochainement sur la pertinence industrielle et technique des résines biosourcées thermodurcissables. À la croisée des innovations, les actualités réglementaires décryptées par Sofia Kazakova, responsable juridique à IPC, constituent une boussole pour la compétitivité industrielle : « Au niveau européen, la tendance actuelle est de simplifier le droit ».

Par exemple, Reach simplifie et accélère les procédures d’enregistrement et d’évaluation des substances chimiques tout en clarifiant les obligations des entreprises. Si l’année 2024, est une année de croissance pour les composites, le marché mondial devrait encore croître dans les années à venir.

Innovation : IPC tisse sa toileVR
10816_608174_k3_k1_1449253.jpg La pièce peut être fonctionnalisée. Ici, un blindage électromagnétique avec un grillage de bronze (couleur marron) intégré dans les flasques avant empilement du tissu.
Innovation : IPC tisse sa toileVR
10816_608174_k4_k1_1449254.jpg LUC UYTTERHAEGHE

Directeur général IPC
Innovation : IPC tisse sa toileVR
10816_608174_k5_k1_1449255.jpg En table ronde avec l’auditoire, l’équipe d’IPC et Stephan Turneau (2e à droite) de l’entreprise Noma TD qui fabrique des pièces composites pour des solutions adaptées aux exigences mécaniques, fonctionnelles et esthétiques.



Source link

Share This Article
Laisser un commentaire