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Ses échangeurs thermiques équipent les sous-marins et les satellites, cette PME iséroise booste son usine

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Lu il y a 3 minutes



La PME D.A.T.E. met sur la table 5 millions d’euros afin de doubler la surface de production de son usine de La Motte-d’Aveillans (Isère). Ses échangeurs thermiques trouvent de nombreux débouchés dans les secteurs de la défense et du spatial.

D.A.T.E., l’acronyme de «développement et application des techniques de l’énergie», veut grossir et investit pour répondre à cette ambition. Créée en 1979, l’entreprise iséroise fabrique des échangeurs thermiques sur mesure et à forte technicité.

Ces dispositifs, qui transfèrent de l’énergie thermique d’un fluide à un autre, sont notamment utilisés dans les secteurs de la défense (sous-marins, radars), du spatial (satellite), de la recherche scientifique (cryogénie) ou de l’industrie (hydrogène, ordinateur quantique), pour des clients comme Thalès, Airbus, Safran ou encore le Cern à Genève.

Une surface de production doublée

Basée sur le plateau matheysin, à La Motte-d’Aveillans, à une quarantaine de kilomètres au sud de Grenoble, la PME iséroise de 33 salariés, dont un tiers de soudeurs et de chaudronniers, vient de déposer le permis de construire d’une nouvelle usine.

Située sur une ancienne friche industrielle de 18000 m2, à quelques kilomètres du site actuel, cette dernière comprend un atelier de 2100 m2 et 600 m2 de bureaux, soit un doublement de sa surface de production. Coût de l’opération : 5 millions d’euros. La construction devrait débuter dans le courant de l’année pour une livraison en 2027.

Multiplier la capacité de production par quatre

Mais D.A.T.E., rachetée en 2022 par Philippe Bottu, un ancien d’Air Liquide, voit déjà à plus long terme. Le projet comprend également deux autres phases qui pourraient être réalisées à horizon 2030. Ce qui pourrait permettre de cumuler 6000 m2 d’ateliers au total et ainsi multiplier la capacité de production par quatre, pour un investissement global supérieur à 8 millions d’euros. Un montant significatif pour l’entreprise qui a réalisé près de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, dont près de 30% à l’export, et qui étudie en parallèle une implantation aux États-Unis, cette année, afin de profiter du «Buy American Act».



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