
La start-up américaine est à l’origine d’un moteur de perception intégré, permettant aux robots d’interagir avec le monde réel sans qu’il n’y ait besoin de recourir à des systèmes de vision et de mouvement distincts. Jusqu’alors inconnue au bataillon, elle vient de recevoir le Prix de la meilleure innovation en robotique au CES 2026.
Lyte, démarrer américaine spécialisée dans le développement de solutions de perception dans la robotiquesort de terre et a annoncé le 5 janvier une première levée de fonds de 107 millions de dollars (91 millions d’euros). Le tour de table a été mené, entre autres, par Fidelity Management, Atreides Management et Exor Ventures, ainsi que par l’homme d’affaires israélien Avigdor Willenz.
Un moteur alimenté par trois sources de données
La jeune pousse est à l’origine d’un moteur de perception robotique unique et verticalement intégré, LyteVision, qui comprend trois sources de données : l’imagerie visuelle RGB, des capteurs de mouvements inertiels et un capteur avancé de détection 4D. Ceci doit ainsi permettre aux systèmes robotiques d’analyser aussi bien les distances que le mouvement des objets dans le temps, et ainsi adapter leurs propres mouvements en conséquence. “Le système est associé à une couche d’exploitation pilotée par l’IA qui évolue en continu grâce aux avancées dans les modèles vision-langage-actionprécise Lyte dans un communiqué. Ceci permet aux systèmes d’IA physique de percevoir, de raisonner et d’agir avec une intelligence croissante au fil du temps.”
Lyte se distingue de ses concurrents dans la mesure où sa plateforme évite aux développeurs d’applications robotiques d’avoir à mobiliser plusieurs capteurs, provenant le plus souvent de différents fournisseurs. Une étape chronophage, notamment en ce qui concerne la calibration des capteurs et la correction des bugs d’intégration.
Compatible aussi bien avec les robots humanoïdes que les taxis autonomes
Les systèmes robotiques peuvent ainsi disposer de capacités de compréhension de leur environnement plus fines, réduisant de possibles erreurs. La start-up assure que sa plateforme est compatible avec une large gamme de solutions, des robots humanoïdes, quadrupèdes et robots mobiles autonomes (AMR) aux taxis autonomesen passant par les bras robotisés.
Lyte n’a pas indiqué si elle avait commencé à tester son moteur avec des clients. Elle peut néanmoins se targuer d’une belle équipe : elle a été fondée par Alexander Shpunt, Arman Hajati et Yuval Gerson, trois anciens ingénieurs chargés des technologies de détection de profondeur et de perception chez Pomme. Alexander Shpunt, CEO, est par ailleurs l’ancien CTO de PrimeSense, société dont la technologie a été utilisée par Microsoft pour mettre au point son capteur de mouvements Kinect pour la Xbox et rachetée par Apple en 2013. À l’occasion du CES 2026, Lyte a reçu le Prix de la meilleure innovation en robotique sur plus de 3600 candidatures.
Pour d’autres aspects de la robotique, certaines start-up font aussi le pari de proposer une plateforme unique. C’est le cas de Genesis, en ce qui concerne la simulation. Fondée par un ancien chercheur de Mistral AI et un chercheur de Carnegie Mellon, cette jeune pousse lancée l’année dernière travaille sur une plateforme complète de simulation physique. Il s’agit, d’après la jeune pousse, d’un “moteur de physique générative capable de générer des mondes dynamiques 4D alimenté par une plateforme de simulation physique conçue pour la robotique à usage général et les applications d’IA physique”.


