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Orano obtient 900 millions de dollars de Washington pour sa nouvelle usine d’enrichissement d’uranium aux Etats-Unis

Service Com'
Lu il y a 2 minutes



Orano a décroché une subvention de 900 millions de dollars de la Maison Blanche pour enrichir de l’uranium dans l’Etat du Tennessee. Le futur site, évalué en tout à 5 milliards de dollars, fait partie d’un ensemble de projets soutenu par les Etats-Unis pour développer sa capacité nucléaire. Le début de la production est prévu pour 2031.

Orano a obtenu un coup de pouce conséquent de l’administration américaine pour son projet d’usine d’enrichissement d’uranium, présenté en septembre 2024. Le spécialiste français du combustible nucléaire a annoncé lundi 5 janvier avoir décroché un soutien de 900 millions de dollars (767 millions d’euros) du département américain de l’Energie (DOE). Ces subventions couvrent près de 20% de l’ensemble du coût du projet, estimé à 5 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros).

Le projet «Ike» prévoit d’installer à Oak Ridge, dans le Tennessee, un site d’une superficie de près de 70 hectares, comme leur site français du Tricastin dans la Drôme, destiné à la production d’uranium faiblement enrichit. Orano prévoit la création de 305 emplois directs, et vise un début de production en 2031.

Le DOE avait lancé un appel à propositions en 2024, financé à hauteur de 2,7 milliards de dollars, pour construire des capacités d’enrichissement aux Etats-Unis : c’est dans ce cadre qu’Orano a soumi ce projet, ainsi qu’un autre portant sur un type de combustible un peu plus enrichi (ou Haleu, qui sert notamment dans les concepts de petits réacteurs modulaires).

La Maison Blanche a affiché l’objectif de multiplier sa production nucléaire par quatre d’ici 2050, notamment pour répondre aux besoins énergétiques croissants du pays, notamment tirés par la consommation de l’intelligence artificielle (IA). Les Etats-Unis cherchent aussi à réduire leur dépendance à la Russie, principal producteur mondial d’uranium enrichit. L’industriel français revendique ainsi via son projet «un approvisionnement fiable en combustible après l’entrée en vigueur de l’interdiction totale des importations russes en 2028», précise le communiqué.



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