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Comment Schneider Electric pilote la décarbonation de ses fournisseurs

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Lu il y a 3 minutes



Pour atteindre le “net zéro” sur son scope 3, Schenider Electric tente d’entrainer ses fournisseurs.

L’équipementier français Schneider Electric ne veut pas seulement décarboner ses propres sites (25 usines françaises sont déjà sorties du gaz ou en phase finale de transition, et les flottes sont en cours d’électrification), mais aussi entraîner toute sa filière. «Si nous voulons atteindre le net zéro sur notre scope 3 d’ici à 2050, nous devons embarquer nos fournisseurs», souligne Aymeric Renaud, le vice-président de l’activité automatisation industrielle et utilisateurs finaux.

Dès 2021, Schneider Electric a lancé un programme dédié à ses 1000 premiers fournisseurs, allant des géants de l’acier aux ETI chinoises. L’objectif est clair : -50% d’émissions de scope 1 et 2 d’ici à 2025. «Pour les grands industriels, le sujet est maîtrisé, mais pour les plus petites entreprises, il a d’abord fallu caractériser leurs émissions», explique le dirigeant. Schneider leur a fourni des outils de diagnostic, des logiciels de monitoring et un accompagnement technique. Qu’il s’agisse du passage du gaz à l’électrique ou de la mise en place de contrats d’approvisionnement vert, les plans de transformation sont bâtis au cas par cas. Le groupe insiste sur la logique partenariale. «Nous ne sommes pas dans une posture d’acheteur qui sanctionne, mais dans l’accompagnement. Ceux qui n’y arrivent pas devront évoluer, mais notre priorité reste l’accompagnement vers une plus grande montée en maturité.»

Résultat : les progrès des fournisseurs se répercutent directement sur le scope 3 de Schneider Electric, tout en renforçant les liens de confiance. «Certains partenaires y voient une façon de se différencier dans leurs appels d’offres, y compris au-delà de Schneider.»

Par ailleurs, Schneider déploie des Power purchase agreements (PPA) de grande ampleur avec des industriels comme Forvia ou Alstom. Ces contrats à long terme permettent de massifier la demande d’électricité renouvelable et d’abaisser son coût, rendant accessibles à de plus petits acteurs des volumes et des prix qu’ils n’auraient pas pu obtenir seuls. Une manière de transformer un outil financier en levier industriel, capable d’entraîner l’ensemble de la chaîne de valeur vers la décarbonation.

Vous lisez un article de L’Usine Nouvelle 3747 – Octobre 2025

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