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Au CES, VSTech Sensors espère séduire les fabricants de bagues connectées avec ses capteurs optiques organiques

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Des capteurs flexibles et fins. En utilisant des matériaux issus de la chimie organique, le français VSTech Sensors propose des capteurs pour équiper de petits objets connectés, moins coûteux que certaines solutions issues de l’électronique traditionnelle.

Fabriquer des capteurs à partir de matériaux issus de la chimie organique. C’est le défi de VSTech Sensors. A l’occasion du CES de Las Vegas, qui se tient du 6 au 9 janvier, la pépite française présente un premier produit : une bague connectée équipée de son capteur flexible.

La start-up fondée en 2024 suite à la liquidation judiciaire d’Isorg a récupéré «la totalité de ses brevets, soit près d’une centaine, et son savoir-faire pour mettre en œuvre cette technologie», détaille le cofondateur Jérôme Joimel. Cet ancien d’Isorg, comme les deux autres cofondateurs, croit «à fond en la technologie».

Un capteur de l’épaisseur d’un cheveu

VSTech Sensors s’appuie sur des matériaux conducteurs et semi-conducteurs organiques. Pour les obtenir, elle s’est tournée vers des chimistes basés au Japon. Tout son savoir-faire repose sur la formulation de ces matériaux, reçus sous forme de poudres, pour les déposer sous forme liquide par impression sur des substrats en plastique. Ainsi, VSTech Sensors parvient à faire des capteurs flexibles ou avec une forme différente de ceux issus de l’électronique traditionnelle. Le tout à un coût moindre par rapport aux procédés de gravure de circuits en silicium.

Autre avantage de ce procédé : les machines et équipements nécessaires à la production sont moins onéreux que ceux pour les procédés à base de silicium. VSTech Sensors a ainsi conçu un premier capteur «d’une épaisseur inférieure au diamètre d’un cheveu», selon Jérôme Joimel. Cela lui permet «d’épouser toutes les surfaces».

Capable de «mesurer le rythme cardiaque et le taux oxygène dans sang», cette technologie est proposée aux fabricants de bagues intelligentes, explique Jérôme Joimel. L’avantage de sa petite taille est essentiel sur ce segment. «Toutes les bagues intelligentes actuelles font 8 millimètres de largeur, avec notre capteur flexible il est possible de proposer une bague de 4 millimètres», détaille-t-il.

Une technologie différenciante et moins onéreuse

En se concentrant sur des marchés spécifiques, sur lesquels les semi-conducteurs en silicium ne peuvent pas répondre à la demande, VSTech Sensors espère réussir là où Isorg a échoué. «En apportant quelques chose de disruptif que ce soit avec une meilleure solution ou une technologie moins onéreuse», comme l’explique Jérôme Joimel, la start-up pense réussir.

Sur le marché des bagues intelligentes, VSTech Sensors est en discussions avec de premiers clients au Japon et espère en séduire d’autres au CES de Las Vegas. Cet événement sera aussi l’occasion de discuter avec des partenaires industriels pour comprendre quelles évolutions et nouvelles fonctionnalités ils peuvent développer sur leurs capteurs, comme la détection de chute.

A l’assaut du marché des drones

Au-delà du marché des bagues connectées, VSTech Sensors lorgne le secteur de la biométrie. Contrairement à Isorg, positionné sur le marché de la biométrie classique où elle n’est pas parvenue à rivaliser en termes de coût, VSTech Sensors propose un capteur d’analyse d’empreinte des veines pour identifier les personnes.

La troisième activité ciblée par la pépite concerne les caméras, avec un capteur infrarouge SWIR. Ces dernières ont des débouchés en santé et en mobilité. Elles permettent aux drones de voir même en période de brouillard. «La demande est forte pour équiper les drones de ce type caméra», assure Jérôme Joimel. Mais la fabrication des capteurs SWIR repose actuellement sur des métaux onéreux comme le cadmium et l’indium, faisant grimper le coût de ces caméras aux alentours de 10 000 à 15 000 dollars

VSTech Sensors entend se différencier sur le prix. Grâce à ses capteurs organiques, elle est «capable de proposer une caméra 100 fois moins chère», assure son patron. La start-up entend donc participer à la démocratisation de ce segment et surfer sur la forte demande en drones.

Pour industrialiser ses produits, VSTech Sensors lève des fonds. Elle entend clore ce tour de table au deuxième trimestre 2026. Son cofondateur explique avoir déjà repéré un bâtiment du côté de Pessac (Gironde). L’objectif est de débuter la production à la fin de l’année. Il faudra aller vite.



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