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L’Opep+ maintient sa production malgré les tensions géopolitique au Venezuela et dans la péninsule arabique

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Lu il y a 4 minutes



L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a maintenu ses objectifs de production pour le début de l’année 2026, malgré l’opération militaire des États-Unis au Venezuela samedi 3 janvier. Caracas a vu sa production s’effondrer ces dernières années malgré des réserves parmi les plus grandes du monde. Les milliards de dollars d’investissements des compagnies américaines promis par Donald Trump ne devraient pas avoir d’effets significatifs avant plusieurs années.

Les membres de l’Organisation étendue des pays exportateurs de pétrole (Opep+) sont convenus dimanche 4 janvier de maintenir une production pétrolière stable, selon un communiqué du groupe. Cette décision a été prise après l’arrestation par les États-Unis du président du Venezuela et dans un contexte de tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU). Ce lundi 5 janvier, les prix du pétrole ont reculé brièvement d’environ 1% à l’ouverture des bourses asiatiques, avant de se stabiliser.

Forte chute des prix en 2025

La réunion des huit membres de l’Opep+ – Arabie saoudite, Russie, EAU, Kazakhstan, Koweït, Irak, Algérie et Oman -, qui produisent environ la moitié du pétrole mondial, intervenait après une chute de plus de 18% des prix en 2025, la plus forte depuis 2020, sur fond d’inquiétudes concernant une surabondance de l’offre.

Les pays de l’Opep+ ont relevé leurs objectifs de production de pétrole d’environ 2,9 millions de barils par jour entre avril et décembre 2025, ce qui correspond à près de 3% de la demande mondiale de pétrole. En novembre, ils ont décidé de suspendre les hausses de production pour les mois de janvier, février et mars. Un délégué de l’organisation a indiqué que celle-ci n’avait pas abordé dimanche le sujet du Venezuela lors de sa brève réunion en ligne.

Grandes réserves vénézuéliennes, faible production

La veille, samedi 3 janvier, les États-Unis ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro et le président américain Donald Trump a déclaré que Washington prendrait le contrôle du pays jusqu’à ce qu’une transition vers une nouvelle administration devienne possible, sans préciser comment. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole du monde, estimées à plus de 300000 millions de barils. Elles seraient plus importantes même que celles de l’Arabie saoudite, chef de file de l’Opep, mais la production de pétrole du pays sud-américain s’est effondrée en raison d’années de mauvaise gestion et de sanctions, notamment américaines.

Avant l’opération militaire américaine, le pays produisait environ 1 million de barils par jour. Selon les analystes, il est peu probable que la production vénézuélienne de brut augmente de manière significative avant des années, même si les compagnies pétrolières américaines investissent les milliards de dollars promis par Donald Trump dans le pays. Depuis début 2025 et son second mandat, le président américain a interrompu les licences accordées aux multinationales d’exploiter l’or noir au Venezuela. La major américaine Chevron était la seule exception encore autorisée à opérer par le gouvernement américain.

Dans la péninsule arabique, les tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats autour du conflit yéménite se sont intensifiées en décembre. Les sources de l’Opep+ n’ont jusqu’à présent donné aucune indication que le différend affecterait les discussions de dimanche. Le gouvernement yéménite, allié de l’Arabie saoudite, a lancé deux jours plus tôt ce qu’il a qualifié d’opération pacifique pour reprendre des positions militaires aux séparatistes du Sud, soutenus par les Emirats arabes unis. La prochaine réunion de l’Opep+ est prévue le 1er févier.

Avec Reuters (Rédigé par Dmitry Zhdannikov, version française Benjamin Mallet)



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