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ZATAZ » Cyber show paris 2026, la cyber au cœur du business

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Lu il y a 7 minutes


Les 28 et 29 janvier 2026, à l’Espace Champerret, Cyber Show Paris promet un terrain d’accords et d’alertes, où la sécurité numérique se mesure à l’aune des décisions métier.

Cyber Show Paris se tient les 28 et 29 janvier 2026 à l’Espace Champerret. Annoncé comme un rendez-vous orienté business, l’événement vise les acteurs IT, décideurs et experts qui cherchent des solutions et des partenaires. Les organisateurs avancent +5 000 participants, 85 talks, 1 200 RDV d’affaires et 250 projets cyber identifiés. Parmi les séquences citées, une table ronde sur les menaces contre hôpitaux et cliniques, avec vols et exposition de données de santé, et le rôle d’initiatives publiques comme CARE, dans un cadre réglementaire européen (NIS, REC, DORA, IA Act). Autre temps fort, un retour d’expérience sur un test de coupure Internet. Enfin, une plénière interroge l’impact de la propagande étrangère sur la cyberdéfense.

Santé, conformité et pression criminelle

À l’entrée d’un salon, les chiffres font souvent office de boussole. Ici, l’affichage est net : +5 000 participants attendus, 85 talks, 1 200 rendez-vous d’affaires, 250 projets cyber repérés. Derrière ces métriques, une idée s’impose, la cybersécurité n’est plus un sujet isolé, elle s’adosse à la stratégie business, aux achats, au risque, au rythme des partenariats. Dans les allées de l’Espace Champerret, les discussions promises ne se limitent pas aux outils. Elles portent sur la confiance numérique, sur la capacité à transformer un besoin en solution opérationnelle, et, surtout, sur la manière de tenir quand l’adversaire se rapproche.

Le programme met en avant un thème qui résume cette tension : la santé. La formulation est directe, menaces contre hôpitaux et cliniques, vols et exposition de données médicales, et même des actions criminelles qui viseraient les patients. Le secteur subit une double contrainte. D’un côté, l’attaque, répétée, opportuniste ou structurée. De l’autre, l’obligation d’avancer, car un système d’information hospitalier ne se met pas en pause. Dans ce contexte, le texte évoque des initiatives de l’État, dont le programme CARE, et un empilement réglementaire européen, NIS, REC, DORA, IA Act, présenté comme un facteur qui va durcir les exigences et pousser les opérateurs de santé à renforcer leur posture.

L’enjeu, au fond, n’est pas seulement de « sécuriser ». Il est de construire une résilience applicable, mesurable, finançable. La séquence annoncée insiste sur un alignement d’acteurs publics et opérationnels, le Ministère, la DNS, l’ANS, les ARS, les GRADeS, mais aussi les établissements et leurs RSSI. L’alignement n’a de valeur que s’il se traduit en actions : gouvernance, sensibilisation, exercices de cybercrise, acquisition de solutions efficaces, gestion des risques, continuité d’activité, recrutements, mutualisation des compétences. L’intérêt, pour un public de décideurs, est de confronter ces mots à des retours concrets, à des arbitrages budgétaires, à des dépendances techniques. Quand un hôpital est frappé, la question n’est pas abstraite : quel service tient, lequel tombe, et combien de temps l’organisation peut fonctionner en mode dégradé sans perdre le contrôle de sa donnée la plus sensible ?

Résilience hors-ligne et guerre informationnelle

La résilience se teste rarement sur PowerPoint. Cyber Show Paris annonce justement un retour d’expérience sur un exercice qui dérange, un test de coupure Internet. Le seul intitulé suffit à faire remonter des angles morts. La cartographie des flux, d’abord, car l’on croit connaître ses échanges, jusqu’au jour où l’on doit prouver quelles applications parlent à quelles dépendances, et par quelles routes. La complexité technique, ensuite, parce qu’une coupure ne touche pas uniquement un accès, elle révèle des chaînes, des certificats, des synchronisations, des outils de sécurité eux-mêmes parfois dépendants du réseau. Enfin, l’après : analyser, tirer des enseignements, corriger, rejouer. Dans un salon orienté « RDV d’affaires », ce type de séquence agit comme un rappel utile, la continuité n’est pas un slogan, c’est une discipline, et une préparation.

Mais l’édition 2026 ne s’arrête pas à l’infrastructure. Une autre plénière annoncée ouvre une ligne de fracture plus politique : comment la propagande étrangère peut avoir un impact direct sur la cyberdéfense et la politique d’un pays. Le choix de ce thème, et la présence d’un journaliste d’investigation, Thomas Huchon, aux côtés de Rayna Stamboliyska et Didier Tisseyre, suggèrent un dialogue entre enquête, analyse et opérationnel. Ici, l’angle cyber-renseignement est central : l’influence travaille les perceptions, pèse sur la décision, crée du bruit, parfois de la panique, et peut détourner l’attention au moment où une organisation devrait se concentrer sur ses signaux faibles. Une campagne informationnelle peut préparer le terrain, normaliser une narration, fragiliser une confiance, et compliquer, ensuite, la réponse technique à une attaque. J’aurai le privilége d’animer ce rendez-vous.

À Champerret, l’intérêt est de faire se rencontrer ces niveaux, l’IT, le risque, la conformité, la continuité, l’influence. Le salon promet des solutions, mais la valeur réelle, pour un décideur, se joue souvent ailleurs : dans la capacité à relier un incident possible à une décision immédiate, et à comprendre que l’adversaire, lui, pense déjà en stratégie. La cyber-intelligence, ici, consiste à relier menaces techniques, dépendances et influence, pour décider avant la crise plutôt que pendant.

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