Le 3 février 2026, à Paris, Cyber-IA expo veut faire converger cyber et intelligence artificielle dans un format orienté décisions et démonstrations. L’annonce insiste sur la pression réglementaire NIS2 et la montée en puissance d’attaques dopées à l’IA.
Cyber-IA expo annonce sa 2e édition, le mardi 3 février 2026 au Palais des Congrès à Paris, sous l’impulsion de Beyond Event, des Assises de la cybersécurité et des RIAMS. L’événement entend rassembler cybersécurité, IA, infrastructures critiques, institutions et entreprises autour d’un constat : l’IA transforme simultanément les menaces et les capacités de défense. Dans un contexte de mise en conformité accélérée par NIS2, l’édition 2026 promet conférences stratégiques, retours d’expérience, démonstrations et ateliers sur la gouvernance des systèmes d’IA. Cyber-IA expo annonce aussi une édition allemande à Munich le 24 juin 2026, pour structurer des coopérations européennes.
Un rendez-vous pour traiter l’IA comme un enjeu de sécurité
Cyber-IA expo se présente comme un espace de dialogue stratégique entre experts, décideurs et responsables publics, avec un objectif : aider les organisations à arbitrer entre risque et opportunité dans la convergence cyber-IA. Le texte souligne que l’IA « redéfinit » la menace et la défense, ce qui revient à dire que les organisations doivent gérer deux mouvements en même temps. D’un côté, une intensification des cybermenaces et une sophistication accrue des attaques. De l’autre, une promesse d’outils plus efficaces pour détecter, analyser et prévenir, grâce à l’apprentissage automatique et à l’automatisation.
Le communiqué revendique une continuité avec une première édition qui “ouvrait” le sommet pour l’action sur l’IA. L’ambition est de « co-construire » l’avenir de la cybersécurité, avec un positionnement de catalyseur. Dans cette approche, la cybersécurité n’est pas seulement un problème technique. Elle devient un sujet de gouvernance, de résilience industrielle et de confiance numérique, notamment pour les infrastructures critiques et les organisations publiques, explicitement citées parmi les cibles du rassemblement.
NIS2, pression géopolitique et transformation des stratégies
Le texte ancre l’événement dans un contexte de mise en conformité accélérée par la directive NIS2, présentée comme un facteur de structuration des dispositifs de sécurité. L’enjeu est clair : les obligations réglementaires poussent les organisations à formaliser leurs processus, leurs responsabilités et leurs contrôles, au moment même où les avancées technologiques bousculent les schémas traditionnels. Cyber-IA expo veut donc se situer à l’intersection entre conformité et opérationnel : comment intégrer l’IA sans créer de nouveaux risques, et comment se défendre contre des attaques qui exploitent ces mêmes technologies.
Le communiqué évoque aussi des pressions géopolitiques, des enjeux industriels et des transformations numériques profondes. Même sans détail, l’idée centrale est que la cybersécurité et l’IA sortent du périmètre IT pour devenir des priorités stratégiques, liées à la compétitivité et à la souveraineté numérique. Les tables rondes annoncées couvrent d’ailleurs explicitement ces thèmes, souveraineté, industrie, usages responsables, ce qui place l’événement dans une logique d’arbitrage entre efficacité, indépendance technologique et maîtrise des impacts.
Programme annoncé : défense par IA, gouvernance et démonstrations
Cyber-IA expo annonce un programme « à la pointe » structuré autour d’un forum d’exposition, avec des temps de conférences, d’ateliers et de démonstrations. Les experts doivent traiter l’intégration de l’IA dans les stratégies de défense, l’évolution des modèles d’attaque et les mécanismes de résilience. Le format met l’accent sur l’opérationnel : démonstrations illustrant l’usage du machine learning pour détecter, analyser et prévenir les menaces, et ateliers interactifs.
La dimension gouvernance est également mise en avant : ateliers sur la gouvernance des systèmes d’IA et la conformité, tables rondes sur les enjeux éthiques, les responsabilités sociétales et les évolutions réglementaires. Ce volet est important dans un événement cyber, car l’IA introduit des risques spécifiques : dérives d’usage, décisions opaques, dépendance à des modèles et à des données, et surfaces d’attaque nouvelles liées aux systèmes eux-mêmes. Le communiqué mentionne aussi un pavillon innovation avec une sélection de startups et un volet networking, signe d’un événement pensé autant pour la mise en relation que pour le contenu.
Cyber-IA expo annonce le lancement d’une édition allemande, prévue le 24 juin 2026 à Munich. L’objectif affiché est de prolonger les échanges et de favoriser les coopérations industrielles, en rassemblant l’écosystème européen autour de la confiance numérique et de la maîtrise des technologies d’IA. Ce choix renforce l’angle « Europe » déjà présent dans le communiqué, avec une volonté de cohérence avec des priorités nationales et le développement de l’IA en Europe. L’intention est de créer une continuité entre Paris et Munich, et de donner une dimension transfrontalière à des sujets qui, par nature, dépassent les frontières.


