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où sont produits les vaccins utilisés en France ?

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Lu il y a 3 minutes



Dans la crise sanitaire inédite de dermatose nodulaire contagieuse qui touche des bovins en France, le ministère de l’Agriculture affirme disposer de doses suffisantes de vaccins, fournies depuis l’Afrique du Sud.

«Nous disposons de stocks de vaccins contre la dermatose nodulaire, et nous avons repassé des commandes, mais nous avons suffisamment de doses», assurait-on au ministère de l’Agriculture le 16 décembre. Un demi-million précisément, d’après un communiqué de Matignon.

Alors que la crise sanitaire fait rage en France dans les cheptels de bovins, alimentant les tensions entre les éleveurs et les autorités avec des abattages de troupeaux, la France a opté pour une stratégie vaccinale à grande échelle des bovins sur le territoire.

Les doses du ministère sont distribuées aux différents départements, qui s’organisent avec les vétérinaires et les services de l’Etat pour les injections. Sébastien Lecornu a reconnu le 16 décembre qu’il fallait encore «lever un certain nombre de freins logistiques» pour acheminer les doses au plus près des besoins, alors que le gouvernement veut accélérer la campagne de vaccination. Un million de bêtes ont déjà été vaccinées, 750000 doivent encore l’être, en particulier dans le Sud-Ouest. Les moyens logistiques des armées et de la sécurité civile vont être mobilisés.

En France, un vaccin, le Bovilis Lumpyvax-E, dispose d’une autorisation temporaire d’utilisation, jusqu’à fin juillet 2026. Produit en Afrique du Sud, il est importé par la société Intervet, implantée à Beaucouzé dans le Maine-et-Loire, et détenue par le laboratoire américain MSD Santé animale.

Il existe près d’une dizaine de vaccins contre la dermatose nodulaire contagieuse, avec une production essentiellement concentrée dans des pays africains, comme l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Ethiopie, l’Egypte, la Jordanie ou le Maroc, selon le ministère américain de la Santé (NIH). Lequel ne recense d’autres productions qu’en Turquie. Cette implantation principalement africaine correspond aux zones traditionnelles d’épidémies. Identifiée pour la première fois en Zambie en 1929, cette maladie virale touchant le bétail et les ruminants sauvages et transmise par des insectes comme les moustiques et les tiques concerne surtout l’Afrique sub-saharienne, d’après une note du Parlement européen en septembre dernier.

La maladie avait émergé sur le sol européen pour la première fois en 2015, en Grèce, Bulgarie et dans les Balkans, mais était considérée comme éradiquée en 2017 après une vaste campagne de vaccination. Jusqu’à son retour à l’été 2025, avec les cas détectés en Savoie qui ont marqué la première détection en France.



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