Ad image

Le chef de l’armée sud-africaine renforce la capacité militaire professionnelle du continent lors de sa visite au Nigeria

Service Com'
Lu il y a 6 minutes



Les efforts visant à améliorer la formation, l’éducation et le développement de la défense (ETD) au sein de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) et à l’échelle continentale ont vu le chef de l’armée sud-africaine ouvrir la voie au Nigeria tandis que des officiers supérieurs du commandement de la formation en uniforme ont rencontré des attachés de défense de six pays pour explorer des initiatives de formation conjointes, la création d’une université de défense nationale étant un point à l’ordre du jour.

Dans le cadre d’une visite de travail au Nigeria la semaine dernière, le lieutenant-général Lawrence Mbatha a rencontré le lieutenant-général Waidi Shaibu, chef d’état-major de l’armée nigériane, à Abuja, avec pour discussion la coopération militaire stratégique et l’amélioration de la sécurité régionale. Un autre point à l’ordre du jour était, selon le lieutenant Daniel Maluleke, de la communication d’entreprise de l’armée sud-africaine, le renforcement des capacités militaires professionnelles à travers l’Afrique.

Selon lui, la visite de Mbatha au Nigeria a été l’occasion d’étudier l’expérience opérationnelle du pays dans la lutte contre le terrorisme et « d’autres menaces asymétriques ». Le trois étoiles sud-africain, reconnaissant le « vaste champ de bataille » sur lequel opèrent ses hôtes, a montré un vif intérêt pour la formation et les stratégies opérationnelles, notamment pour contrer l’utilisation des IED (engins explosifs improvisés). Il s’agit notamment des opérations de détection et de lutte contre les EEI ainsi que de la survie sur le champ de bataille, qui, selon Shaibu, est un domaine dans lequel la collaboration avec l’Afrique du Sud sera « un changement clé ».

Selon Maluleke, les officiers nigérians acquièrent leurs connaissances dans les collèges de la SANDF (SA National Defence Force) avec des instructeurs sud-africains et du personnel dirigeant intégré dans les institutions militaires nigérianes, « tissant une riche tapisserie de croissance stratégique d’apprentissage partagé ».

Les discussions se sont terminées par un engagement commun à soutenir la formation conjointe, les échanges opérationnels et la coopération technique entre les forces de défense des deux pays. Les deux parties ont convenu que le renforcement de la collaboration militaire entre les deux pays améliorerait l’efficacité opérationnelle des forces et « contribuerait de manière significative à promouvoir la stabilité, la sécurité et la défense collective à travers l’Afrique ».

À environ 4 500 km au sud de la capitale nigériane se trouve Thaba Tshwane, à la périphérie sud-ouest de la zone métropolitaine de Tshwane et qui abrite de nombreuses bases, commandements et unités de la SANDF. L’un est le Commandement de la formation, où l’officier général commandant (GOC), le général de division Mninimzi Sizani, a organisé une série de réunions avec des attachés de défense de six pays, conformément à la vision du Commandement d’être un fournisseur d’éducation, de formation et de développement (ETD) de classe mondiale. Ceci est exécuté au moyen d’un énoncé de mission qui se lit notamment : « diriger, gérer et fournir des services professionnels d’ETD de défense au ministère de la Défense (DoD), y compris à ses partenaires stratégiques, à travers des opportunités d’apprentissage désignées pour améliorer la préparation des forces ».

Des attachés venus, par ordre alphabétique, de l’Inde, du Japon, du Pakistan, de la République populaire de Chine (RPC), de Suède et du Royaume-Uni (Royaume-Uni), « ont renforcé les liens professionnels et favorisé la compréhension mutuelle », a rapporté le major du commandement NM Motsietsegi.

Les aperçus de l’approche nationale de leur pays d’origine en matière d’éducation militaire par les attachés ont fourni des informations précieuses. Du côté sud-africain, Training Command a veillé à ce que ses visiteurs soient correctement informés, entre autres, de l’Académie militaire, du SANDC (SA National Defense College), du SANWC (SA National War College), du SANDF COLET (College of Educational Technology), de l’École de service du personnel et de l’Académie des adjudants ainsi que des capacités spécialisées dont le PMTC (Peace Mission Training Centre), le CCDT (Capability for Conventional Defence Training) et le CONSIM (Constructive Simulation).

La série de réunions, qui aurait jeté « une base solide pour la coopération et la continuité », a également porté sur la création d’une université de la défense nationale. Selon Motsietsegi, cet établissement d’enseignement supérieur de défense envisagé sera une institution commune de rigueur académique et de collaboration multinationale où les programmes de formation conjoints « promettent d’améliorer l’interopérabilité et la confiance entre les forces participantes ».



Source link

Share This Article
Laisser un commentaire