Lancé par la police néerlandaise, un formulaire d’auto-déclaration a déjà conduit plusieurs suspects de piratages à se signaler.
La police néerlandaise met en avant les premiers résultats de son nouveau formulaire d’auto-déclaration, mis en ligne sur politie.nl pour permettre à des suspects de se présenter d’eux-mêmes aux autorités. En trois mois, l’outil a été rempli une quarantaine de fois. Plusieurs personnes se sont dénoncées pour des faits liés à des violences, piratages ou à des fraudes au faux conseiller bancaire. Pour les services d’enquête et de communication, ce canal vise à clarifier la procédure de reddition et à réduire les ambiguïtés autour d’une démarche déjà envisagée par certains suspects.
Un outil pensé pour capter les redditions spontanées
Le dispositif a été lancé par le Landelijk Team Opsporingscommunicatie de la police néerlandaise, aussi désigné sous le sigle PDC. Cette équipe pilote la diffusion nationale des avis de recherche accompagnés d’images identifiables de suspects. Elle s’appuie notamment sur l’émission « Opsporing Verzocht« , sur des actions de marketing en ligne et sur des campagnes de visibilité publique. Son travail s’effectue avec les équipes de communication, les enquêteurs des unités territoriales et les procureurs du ministère public.
Pour Daan Annegarn, membre de cette équipe, l’enjeu était d’abord pratique. « Nous sommes ravis que ce formulaire soit trouvé« , explique-t-il. Les services concernés partent d’un constat simple : de nombreux suspects envisagent, à un moment ou à un autre, de se rendre à la police. Encore faut-il qu’ils sachent comment procéder. C’est dans cette logique que la police n’a pas seulement mis en ligne un formulaire dédié, mais aussi un podcast destiné à détailler le processus et à expliquer pourquoi il peut parfois être préférable de ne pas attendre d’être identifié puis interpellé.
L’argument avancé par la police tient autant à la gestion humaine de l’arrestation qu’à la lisibilité du parcours administratif. Se présenter volontairement permet d’éviter l’attente d’une arrestation à domicile ou sur le lieu de travail, avec ce que cela peut impliquer pour la famille, les collègues ou l’entourage immédiat. La police souligne que cette perspective n’a rien de théorique : environ une publication sur deux d’un avis de recherche se conclut par une arrestation. Dans cette optique, l’auto-déclaration est aussi présentée comme un signal de bonne volonté.
Premiers résultats et extension imprévue des usages
Depuis le 2 décembre 2026, le formulaire a été complété et transmis environ quarante fois. Dans au moins trois dossiers, des vérifications complémentaires ont déjà permis d’estimer qu’il s’agissait bien de suspects s’étant manifestés eux-mêmes. Pour d’autres déclarations, les investigations se poursuivent afin de confirmer la qualité exacte des personnes ayant utilisé ce canal.
Les retours enregistrés dépassent toutefois le seul cadre des personnes soupçonnées d’infraction. La police indique avoir reçu plusieurs déclarations émanant d’individus voulant reconnaître des dommages causés à un tiers, y compris après avoir quitté les lieux sans laisser de coordonnées. Le formulaire a également été utilisé par des témoins d’infractions, parfois même sans appel préalable des autorités à se faire connaître. Ce glissement d’usage montre que l’outil ne sert pas uniquement de sas pour suspects exposés par un avis de recherche, mais aussi de point d’entrée plus large pour des signalements liés à des faits pénalement pertinents.
Pour le Landelijk Team Opsporingscommunicatie, le premier bilan reste positif. Daan Annegarn rappelle que des suspects se présentaient déjà parfois après la diffusion de leur visage dans « Opsporing Verzocht« . Ils passaient alors par la ligne téléphonique dédiée aux renseignements ou se rendaient directement dans un commissariat. Ces voies demeurent possibles. Mais, selon lui, certains cherchaient auparavant la bonne procédure sans la trouver clairement. Avec ce formulaire, la police néerlandaise entend supprimer cette zone grise et mieux structurer un moment sensible, à l’intersection de la communication publique, de l’enquête et de la gestion du signalement volontaire.
Au-delà de son bilan immédiat, ce formulaire illustre la manière dont les services de police cherchent à articuler communication d’enquête, exposition publique des suspects et pilotage plus fin des comportements dans l’espace informationnel.
Pirate, balance ton POV
De ce constat est née une nouvelle initiative de ZATAZ : « Pirate, balance ton POV« .
Oui, POV veut normalement dire “Point of View”. Mais dans le cadre de cette opération, la traduction maison est un peu plus brutale, et sans doute plus honnête : tu ouvres ta boîte mail un lundi matin, et tu regrettes immédiatement tes choix de vie numérique passés.
Chez ZATAZ, nous croisons depuis plus de 30 ans des profils très différents. Des pirates. Des apprentis sorciers du clavier. Des individus qui ont joué avec le feu numérique avant de comprendre, parfois trop tard, que l’écran ne protège ni des conséquences, ni du retour de flamme judiciaire. Certains veulent parler. D’autres veulent s’excuser. D’autres encore veulent simplement savoir comment arrêter proprement avant que la suite ne devienne beaucoup plus compliquée.
Un ancien pirate nous avait résumé cela d’une phrase simple : son arrestation avait été un soulagement. Le poids tombait enfin. Mais il reconnaissait aussi une chose essentielle : avoir attendu, avoir gardé le silence, avoir laissé pourrir la situation, n’avait fait qu’aggraver son cas.
C’est précisément là que ZATAZ veut être utile. Pour faire passer le message, je vous ai même créé un clip vidéo dédié.
Pas pour juger. Pas pour absoudre. Pas pour jouer les confesseurs du dark web. Mais pour orienter. Pour aider à comprendre vers qui se tourner, dans quel ordre, et avec quel niveau de prudence. Un avocat. La Gendarmerie nationale, l’OFAC, le BL2C, Etc. Une autorité compétente. Selon la situation, il existe des portes d’entrée. Encore faut-il savoir lesquelles pousser avant de foncer dans un mur.
Pour cela, ZATAZ a mis en place un canal de contact dédié via Session, accessible par TOR. Ce point d’entrée est disponible dans la rubrique « ZATAZ Community » du menu principal de votre blog préféré.
Le principe est simple : offrir un premier échange à celles et ceux qui veulent sortir d’une impasse numérique, cesser une trajectoire toxique, ou comprendre comment reprendre le contrôle avant que d’autres ne le reprennent pour eux.
ZATAZ ne promet pas l’effacement de l’ardoise. ZATAZ ne remplace ni un avocat, ni la justice, ni les autorités. ZATAZ propose une chose utile : une orientation claire, sans posture, sans sermon, sans mise en scène.
Parce qu’à un moment, il faut parfois arrêter de jouer au pirate et commencer à réfléchir à la suite.
Et si cette suite peut commencer par un message, autant qu’il parte dans la bonne direction.
À l’image du Protocole d’Alerte de ZATAZ, qui a aidé bénévolement plus de 100 000 entreprises en 30 ans, le P.POV peut lui aussi avoir une vraie utilité. Parce qu’avant le clavier, il y a l’humain. Et parce qu’à un moment, l’humain doit redevenir plus fort que ses erreurs.
ZATAZ ne promet pas l’effacement du passé. ZATAZ n’intervient pas à la place de la justice. ZATAZ propose simplement un premier échange pour orienter, clarifier et aider à reprendre la bonne direction.


