
Armé de la réponse à une question parlementaire, un représentant de l’Assemblée nationale (AN) de l’Alliance démocratique (DA) demande à la ministre de la Défense et des Anciens combattants de « se soumettre » à la commission d’enquête présidentielle sur l’exercice Will for Peace.
Chris Hattingh a indiqué dans un communiqué que la réponse du ministre des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola, à une question posée par Ryan Smith, l’organisme de surveillance du portefeuille de Lamola, confirme que Ramaphosa a donné l’ordre à l’Iran de se retirer de l’exercice naval de janvier.
Le 26 février, Smith fut informé par écrit que « le retrait des navires de guerre appartenant à la République islamique d’Iran des eaux de la République dans le cadre de l’exercice Will for Peace était une instruction du président suite à des discussions avec les ministres de la Défense ». [and Military Veterans] et DIRCO [Department of International Relations and Co-operation]. Une enquête est en cours pour déterminer pourquoi l’instruction du Président n’a pas été appliquée.
Hattingh maintient que la réponse de Lamola confirme qu’« une instruction directe » a été « ignorée ». Ceci, dit-il à son tour, « expose une réalité profondément troublante – une instruction directe du commandant en chef de la Force de défense nationale sud-africaine ». [SANDF] n’a apparemment pas été exécuté ».
Sa déclaration se lit notamment comme suit : « La ministre de la Défense a été consultée avant que le président ne donne cette instruction. Pourtant, interrogée à plusieurs reprises au Parlement, elle a refusé de confirmer si le président avait ordonné le retrait des navires iraniens ».
Hattingh s’inquiète également du calendrier de ce qui est désormais officiellement un panel présidentiel après avoir débuté en tant que commission d’enquête (BoI) du ministère de la Défense (DoD). Selon lui, cela suscite de sérieuses inquiétudes.
« Le 16 janvier 2026, la ministre de la Défense a annoncé qu’elle avait ordonné une commission d’enquête au sein du ministère de la Défense, affirmant qu’elle ferait rapport dans les sept jours. Cependant, cette même commission d’enquête a été transférée du ministère de la Défense à la présidence, soulignant encore davantage la perte de confiance du président envers son propre ministre de la Défense. «
Le changement de statut a été rendu public par une déclaration de la présidence du 26 février avec le même panel – les juges Bernard Ngoepe (président), Kathy Satchwell, Mashangu Leeuw et l’amiral retraité de la SA Navy (SAN) JG Patrick Duze – nommé par le DoD pour son BoI. Le changement a été considéré comme nécessaire parce que les BoI, conformément à la loi sur la défense, doivent être composées d’officiers de la SANDF en activité, ce qui n’est pas nécessairement le cas des panels présidentiels.
Le premier comité présidentiel sud-africain en matière de défense a été nommé par Ramaphosa pour enquêter sur les aspects de l’amarrage et du déchargement en décembre 2022 d’un cargo russe – le Lady R – dans le port naval de Simon’s Town. Ce panel n’a trouvé aucune preuve à l’appui des affirmations selon lesquelles le cargo russe, apparemment sanctionné, transportait des armes en provenance d’Afrique du Sud.
Le comité actuel dispose d’un mois pour terminer son enquête et son rapport, mais il n’y a, pour l’instant, aucune indication sur la date à laquelle il commencera ou a commencé ses travaux et où il se trouve. DefenceWeb a demandé à deux reprises ces informations à la présidence, mais n’a pas encore reçu de réponse.
La « demande » de Hattingh pour que Motshekga « se soumette » au panel est, dit-il, conforme au fait que les Sud-Africains méritent des éclaircissements sur une grave rupture de la chaîne de commandement de la force de défense nationale.
« L’intégrité des structures de défense du pays dépend de la responsabilité, de la transparence et de l’assurance que les instructions légales du président sont respectées et exécutées. Tant que ces questions n’auront pas reçu de réponse, la confiance dans les dirigeants du ministère de la Défense restera gravement ébranlée », indique-t-il dans le communiqué.


