
L’enquête visant à savoir si les instructions du président Cyril Ramaphosa concernant la participation de l’Iran à l’exercice naval Volonté de paix ont été désobéies relève désormais de la présidence.
Dans un communiqué publié jeudi soir, la présidence a annoncé une enquête sur cet exercice en faisant appel à la commission d’enquête qui devait initialement faire partie de la Commission d’enquête militaire (BoI). Il sera dirigé par le juge Bernard Ngoepe, président, qui sera assisté de la juge Kathy Satchwell, du juge Mashangu Leeuw et du contre-amiral (JG) à la retraite Patrick Duze. Le Groupe rendra compte directement au Président.
Le ministre de la Défense avait initialement nommé ces membres pour faire partie de la commission d’enquête, mais la loi sur la défense exige que ces membres servent dans la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF), ce qui n’est pas le cas.
« Le transfert de l’enquête du ministère de la Défense et des anciens combattants à la présidence vise à garantir une enquête indépendante et opportune. Le président est, aux termes de l’article 202 (1) de la Constitution de la République d’Afrique du Sud de 1996, le commandant en chef de la force de défense nationale sud-africaine », indique le communiqué de la présidence.
« La création de ce panel est liée au non-respect des instructions du président selon lesquelles la marine de la République islamique d’Iran ne doit plus participer à l’exercice Will of Peace 2026 dirigé par la Chine et qui s’est déroulé dans les eaux sud-africaines », a poursuivi la présidence.
Le panel enquêtera et formulera des recommandations concernant les circonstances entourant l’exercice, les facteurs qui peuvent avoir contribué au non-respect de l’ordre du président, la ou les personnes responsables et les conséquences à suivre.
Le Panel aura le pouvoir de convoquer des membres des forces de défense et/ou du service public, et de demander tous les documents, y compris les documents classifiés, pour remplir son mandat.
Ramaphosa a ordonné que le Groupe termine son travail et fasse rapport au Président dans le mois civil suivant sa création.
Le Président peut, sur justification impérieuse, prolonger la durée de la procédure de la Commission. Pour des raisons de sécurité nationale, les travaux du Groupe seront confidentiels, a noté la présidence.
« Le président Ramaphosa peut, sur recommandation du Panel et du ministre, décider de rendre public ou non tout ou partie des résultats de l’enquête du Panel », conclut le communiqué de la présidence.


