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après les moteurs F1, l’usine Alpine de Viry-Chatillon (ex-Renault Sport) perd encore des activités

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Lu il y a 5 minutes


Alpine a annoncé le 12 février renoncer au championnat du monde d’endurance fin 2026. Un nouveau coup dur pour le site de Viry-Châtillon (Essonne), berceau des moteurs de compétition du groupe Renault.

Le démembrement du site Alpine Racing de Viry-Châtillon (Essonne), berceau des moteurs de compétition du groupe Renault, se poursuit. En 2024, ses salariés avaient appris que l’entreprise mettait fin au développement des moteurs de Formule 1 qui constituait la principale et plus prestigieuse activité du site castelvirois. Jeudi 12 février, lors d’un Conseil Social et Economique extraordinaire les représentants du personnel ont, cette fois, été informés de l’arrêt fin 2026 des activités sportives liées au championnat du Monde d’endurance (WEC) dans lequel Alpine est actuellement engagé. Une fin qui devrait entraîner le départ de collaborateurs sur la base du volontariat.

«Alpine continuera ses activités en Formule 1, catégorie reine du sport automobile et mettra fin à sa participation au championnat du Monde d’endurance à l’issue de la saison. L’entité reste pleinement engagée sur la course de cette année dans le championnat du Monde d’endurance», indique un communiqué laconique d’Alpine.

Hypertech Alpine à la place des moteur de F1

Parallèlement à l’annonce de l’arrêt du développement des moteurs de F1 à Viry-Châtillon, Alpine avait lancé le projet Hypertech Alpine avec l’ambition de créer sur le site essonnien un nouveau centre d’ingénierie de pointe de la marque. La nouvelle structure avait notamment pour objet de contribuer au développement de la Supercar Alpine, de participer à la R&D sur les technologies des batteries du futur, de conduire des activités en collaboration avec Ampere, afin de préparer les ruptures technologiques attendues sur les prochaines générations de véhicules électriques. Près de deux ans après, cette belle ambition tarde à se concrétiser.

Un nouveau programme liés aux sports mécaniques, en droite ligne avec la vocation du site et dans lequel figurait le championnat WEC, était également prévu. «Le site de Viry-Châtillon poursuivra sa transformation, en mettant l’accent sur l’expertise au service de l’innovation et des prestations pour des entreprises externes», détaille Alpine.

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Dans un communiqué le syndicat CFE-CGC confirme, en substance, que la direction a indiqué vouloir maintenir l’activité de conception et de développement de groupes moto-propulseurs haute performance de même que la recherche de nouveaux projets externes au groupe. Ainsi, l’arrêt du projet Endurance sous la marque Alpine ne signifierait pour autant que l’activité endurance avec une autre marque ne pourrait pas se faire. Par ailleurs, le site de Viry-Châtillon continue de développer toute la partie moteur et boîte de vitesse des monoplaces de Formule E (l’équivalent de la F1 version électrique) de Nissan. «On peut tout imaginer sur le type d’activité. Le site est ouvert aux activités pour lequel il est compétitif et performant. Ce que l’on sait bien faire à Viry-Châtillon c’est de la motorisation qu’elle soit thermique ou électrique de haute performance, de petit volume. En fait c’est tout l’héritage de la F1», commente un salarié.

Départs volontaires

Cette restructuration pourrait affecter les quelque 300 salariés encore présents à Viry-Châtillon. «Une réflexion visant à réduire substantiellement les coûts de structure et accroître l’efficacité des développements futurs est en cours et dans ce cadre un ajustement des effectifs sur la base du volontariat est nécessaire compte tenu des évolutions annoncées», précise la CFE-CGC. Le nombre de salariés concerné reste confidentiel. Il serait évolutif en fonction des commandes glanées en externe. Face à l’ampleur des transformations envisagées le syndicat réclame «le recours à une expertise indépendante afin d’analyser de manière approfondie les enjeux économiques et stratégiques de ce projet».

Le maire de Viry-Châtillon s’est, pour sa part, ému de la situation de cet établissement Alpine, héritier de l’usine créée par Amédée Gordini et qui constitue le fleuron économique de la commune. Dans un communiqué dimanche 8 février Jean-Marie Vilain, a dénoncé les «mensonges et les trahisons du groupe Renault» et fait part de «sa stupéfaction d’apprendre que Renault renonçait à ses engagements concernant le site Alpine». La ville a lancé une pétition en ligne en faveur du maintien de l’activité du site.



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