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Recyclage chimique, juste usage, lutte contre la pollution, composites, innovations, l’avenir de la plasturgie s’écrit au pluriel

Service Com'
Lu il y a 4 minutes



De Bruxelles à Genève, des États-Unis à la Corée du Sud, le futur du plastique s’inscrit dans un équilibre complexe entre compétitivité et protection de l’environnement, entre innovation et décarbonation, entre plus-value technologique et économie circulaire. Le chemin est encore long, mais l’Europe commence à donner un peu de visibilité aux industriels qui voudraient investir plus massivement dans le recyclage chimique, tandis qu’en France le syndicat Polyvia communique auprès du grand public sur les multiples qualités du plastique et son juste usage basé sur des données scientifiques étayées. Parallèlement, le processus de négociation devant conduire à l’adoption d’un traité international de lutte contre la pollution plastique reprend doucement après l’échec cuisant des négociations de l’été 2025. Et même Emmanuel Macron s’en mêle…

Enfin ! Avec quatre années de retard, Bruxelles va publier dans les semaines qui viennent, l’acte d’exécution sur le recyclage chimique de la directive SUP de 2019. Une « reconnaissance officielle de la prise en compte du recyclage chimique, en complément du recyclage mécanique, dans les obligations de réincorporation », se félicite le directeur général de Plastics Europe France. Jean-Yves Daclin regrette cependant que le mode de calcul défini ne se limite pour le moment qu’aux bouteilles pour boissons en PET, alors que le véritable enjeu en termes de volume se situe plutôt dans l’emballage en général, avec le règlement PPWR, et l’automobile avec celui relatif aux véhicules hors usage (VHU).

Dans l’Hexagone, alors que la campagne de communication grand public « Too much ? » de Polyvia a fait grand bruit, le directeur général de l’organisation professionnelle a également répondu aux questions de la rédaction de Polymères & Matériaux (ainsi qu’à celle d’Emballages Magazine). « Les objectifs sont largement atteints », explique Xavier Chastel, estimant que le « positionnement constructif » de Polyvia a été compris. Le directeur général a par ailleurs demandé à rencontrer le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, qui a jugée « inappropriée » la campagne « Too much ? ».

Une demande de rendez-vous également formulée auprès de l’Elysée. Emmanuel Macron a en effet indiqué vouloir, à l’occasion de la trente-et-unième Conférence des ambassadrices et des ambassadeurs, avancer « sur l’agenda de la lutte contre le plastique », qui constitue pour lui « une des priorités de l’année 2026 ».

Le président de la République faisait bien sûr référence aux négociations autour du traité international de lutte contre la pollution plastique pour lequel les négociations sont toujours en cours malgré l’échec de la session de l’été 2025 organisée à Genève, en Suisse. Le processus est aujourd’hui relancé avec l’élection d’un nouveau président, même si on ne connaît toujours pas la date et le lieu des prochains pourparlers…

Étant donnée la position d’un autre président, Donald Trump, sur le sujet, il est peu probable que ces discussions se déroulent aux États-Unis. C’est en tous cas outre-Atlantique que l’équipementier tricolore Michelin va, face à un marché du pneumatique en berne, chercher des relais de croissance dans les… polymères et composites.

Aller-retour entre les États-Unis et la Corée du Sud pour finir, grâce au média de l’industrie électronique coréenne The Elec qui nous apprend qu’Apple en pince pour le polyimide (PI). L’entreprise américaine envisagerait d’utiliser un film constitué de cette résine, plus résistante que le polyéthylène téréphtalate (PET) auquel son concurrent Samsung a recours, pour protéger l’écran de son futur smartphone pliable.

Que ce soit sur votre téléphone ou votre ordinateur, la rédaction vous souhaite une bonne lecture !



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