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les projets de recrutements des industriels en forte baisse

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Lu il y a 4 minutes



Selon l’enquête annuelle exclusive de L’Usine Nouvelle, les entreprises de l’industrie et des services à l’industrie sont 85% à envisager, pour 2026, des recrutements inférieurs ou équivalents à ceux de 2025. Le total de 129000 embauches envisagées par celles qui ont répondu à notre enquête est l’un des plus faibles de ces dernières années.

Des recrutements encore plus réduits en 2026 qu’en 2025, année déjà marquée, dans notre enquête annuelle sur les prévisions d’embauches, par un sérieux coup de froid. Les industriels et les entreprises de services à l’industrie interrogés par L’Usine Nouvelle annoncent 129600 recrutements, contre 153000 en 2025 et 182500 en 2024.

Les dix plus gros recruteurs de notre classement prévoient un total de 74000 embauches, contre 88000 en 2025, 104000 en 2024. Pas de changement parmi les quatre premiers. LVMH (15300 recrutements, en baisse de 700 postes) talonne toujours la SNCF (17000, en baisse de 4000 postes) ; Transdev (9000) et Bouygues (8500) inversent leurs 3e et 4e places. Consultez le tableau complet (réservé aux abonnés) ici.

Cette baisse était prévisible. Le site de recrutement Indeed chiffre à -15% le recul du nombre d’offres d’emploi entre fin 2024 et fin 2025. Il devrait donc se poursuivre en 2026. Face aux incertitudes, les entreprises préfèrent l’attentisme. Dans notre enquête, près de 50% d’entre elles indiquent un nombre de recrutements en 2026 identique à celui de 2025, 35% un nombre inférieur.

Pénuries de profils techniques

Les jeunes sont, comme souvent, les premières victimes de ce retournement. L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) a montré que dès la génération diplômée en 2024, la durée de recherche d’un emploi s’est allongée. Elle anticipait, pour 2025, une baisse de 16% des embauches de débutants. Les entreprises interrogées par L’Usine Nouvelle recruteront moins de jeunes diplômés en 2026 qu’en 2025. Priorité est donnée aux profils seniors. Le recrutement d’alternants s’annonce également en berne. Parmi les répondants à notre enquête, quatre entreprises sur dix indiquent qu’elles en prendront moins, essentiellement en raison de la diminution des aides gouvernementales.

Chez Mars France, entreprise agroalimentaire de 5000 collaborateurs, ils seront toujours aussi nombreux. «Le changement de législation n’a pas eu d’impact sur nos décisions, mais je comprends que cela joue dans les petites entreprises», commente la DRH Sophie Cardot. Les difficultés de recrutement dépendent des secteurs. Manutan, distributeur BtoB, n’a pas de mal à trouver des logisticiens pour ses entrepôts de région parisienne. «Dix postes sont ouverts, nous avons reçu 200 candidatures», relate la DRH du groupe, Caroline Haquet. Chez Mars, les investissements dans les usines, maintenus, portent les recrutements. «Nous avons toujours des difficultés pour recruter sur les postes techniques industriels, qu’il s’agisse de techniciens ou d’opérateurs techniques très qualifiés», indique Sophie Cardot. Il y a des tendances qui, elles, ne changent pas.

Depuis notre enquête, réalisée en novembre 2025, Thales, porté par le développement de l’industrie de l’armement, a annoncé le recrutement de 9000 personnes dans le monde, dont 3300 en France.



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