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un baroud d’honneur de la CGT pour relancer la papeterie Chapelle-Darblay en Normandie ?

Service Com'
Lu il y a 4 minutes



Alertée par les difficultés de Fibre Excellence à Saint-Gaudens et Tarascon, la centrale syndicale a organisé, le 11 février, un rassemblement sur le site de la papeterie de Grand-Couronne (Seine-Maritime) dont l’avenir réside dans les papiers pour ondulé (PPO) issus de papiers et cartons à recycler (PCR). Un segment de marché désormais sous très haute tension.

En juin 2025, la CGT avait revendiqué une « victoire historique » quand les pouvoirs publics avaient indiqué vouloir soutenir financièrement le projet de reconversion dans l’emballage de la papeterie Chapelle-Darblay de Grand-Couronne (Seine-Maritime). Une « victoire » sans lendemain ? Le dossier est, en effet, resté lettre morte à date. Est-ce donc un baroud d’honneur que la centrale syndicale a organisé le 11 février avec son rassemblement placé sous la bannière « Sauvons Chapelle-Darblay… un geste simple pour l’environnement » ? Toujours confiant et offensif mais réaliste, Cyril Briffault, secrétaire CGT de Chapelle Darblay, et Christophe Callay, secrétaire général de la CGT pour la Seine-Maritime, étaient d’ailleurs les invités de BFM Normandie le 11 février. De compliqué dans les prémices il y a six ans, le contexte est, en effet, devenu franchement défavorable. Au terme d’une effarante tragi-comédie, les pouvoirs publics avaient finalement accepté de conditionner le versement des aides à l’engagement financier des deux opérateurs privés engagés dans le projet que sont Veolia et Fibre Excellence. Or Fibre Excellence, confronté à une dégradation spectaculaire du marché, menace désormais de fermer ses deux usines de pâtes à papier de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône). Se pose donc la question de la présence de l’entreprise détenue par le canadien Domtar en France. Le Comité industriel de restructuration industriel (Ciri) est saisi du dossier.

Dure réalité de la crise

Le projet de reconversion vers les papiers pour ondulé (PPO) issus de papiers et cartons à recycler (PCR) à hauteur de 550 000 tonnes se heurte, dans le même temps, à la dure réalité de la crise que traverse les papiers et cartons pour l’emballage. Dans cette course aux parts de marché, le norvégien Norske Skog a d’ailleurs franchi un cap avec le démarrage de sa ligne à Golbey (Vosges) en 2025. Engagé dans un vaste projet de scission de ses activités américaines et européennes, International Paper souhaite, par ailleurs, se défaire se son usine de Valgelon-la-Rochette (Savoie) spécialisée dans le carton ondulé. Au terme d’un bras de fer avec les organisations syndicales en décembre 2025, la recherche d’un repreneur potentiel court désormais jusqu’en juillet 2026. A Novillars (Doubs), Gemdoubs est en redressement judiciaire (RJ). Cette petite usine d’une capacité de 85 000 tonnes de PPO est dans l’escarcelle de Fady Gemayel qui possède, par ailleurs, NorPaper fort de deux usines. Spécialisée dans le testliner blanc, un PPO destiné à la décoration des emballages en carton, le site de Blendecques (Pas-de-Calais) traverse également une période de turbulences depuis décembre 2025. Ces annonces des premières semaines de l’année 2026 font suite à une litanie de fermetures en 2025 alors que se multiplient les plans sociaux dans l’industrie papetière européenne.



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