
La mission de protection des frontières nationales de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) peut désormais mettre en œuvre une ressource aquatique pour lutter contre les immigrants illégaux et les contrebandiers utilisant le fleuve Limpopo comme point d’entrée vers l’Afrique du Sud depuis le Zimbabwe.
De plus, la capacité d’infanterie spécialisée de l’armée sud-africaine, sous la forme de ses soldats équins, patrouille dans des sections montagneuses de la frontière entre l’État libre et le Lesotho, renforçant ainsi l’efficacité de l’opération Corona.
L’utilisation de bateaux pneumatiques rigides (RIB), mieux connus sous le nom de « canards en caoutchouc », a été portée à l’attention de cette publication par la direction de la communication d’entreprise (DCC) de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF), en réponse à une demande d’un autre média.
DefenceWeb est heureux de partager ce que DCC propose comme « patrouilles fluviales » avec les lecteurs et le média zimbabwéen le plus probable.
« Le déploiement de canots pneumatiques le long du fleuve Limpopo », indique la réponse du DCC, « est éclairé par une évaluation opérationnelle menée dans le cadre de l’Op Corona, l’opération de sauvegarde des frontières de la SANDF mandatée en vertu du chapitre 3 de la loi sur la défense, loi 42 de 2002 ».
Il poursuit en notant : « Le fleuve Limpopo constitue un environnement frontalier poreux à haut risque, caractérisé par un terrain difficile, des infrastructures fixes limitées et des fluctuations saisonnières des niveaux d’eau qui sont régulièrement exploitées par des réseaux criminels transfrontaliers ».
« Les évaluations des services de renseignement indiquent systématiquement que l’environnement fluvial est utilisé pour les mouvements transfrontaliers illégaux de personnes, la contrebande de marchandises, le vol de véhicules et la contrebande, en particulier pendant les périodes de pointe telles que les fêtes de fin d’année.
« Pour répondre à ce problème, une capacité du génie de combat, spécialisée dans les opérations fluviales, a été déployée pour renforcer les patrouilles terrestres existantes. Cette introduction vise à améliorer la mobilité, la visibilité et la dissuasion dans les zones inaccessibles aux véhicules de patrouille conventionnels et aux patrouilles à pied.
« Ce déploiement garantit une posture de sécurité à la frontière à plusieurs niveaux, intégrant des opérations terrestres, fluviales et fondées sur le renseignement pour refuser aux éléments criminels la liberté de mouvement à travers la frontière fluviale. L’efficacité du déploiement de canots pneumatiques est mesurée par des résultats opérationnels quantifiables, qui incluent une activité réduite dans les points chauds identifiés. »
Pendant ce temps, les soldats à cheval de la capacité d’infanterie spécialisée de l’armée SA (SAASIC) basée à Potchefstroom, selon le soldat N Julindlombe, membre du personnel de communication du quartier général tactique des opérations conjointes provinciales de l’État libre, assurent la sécurité de leur zone de responsabilité et soutiennent la sécurité nationale.
Ceci est exécuté à cheval sur un terrain dominé par des collines escarpées, des rivières et une végétation épaisse. « Nos chevaux font la différence en nous permettant de patrouiller tranquillement sur de longues distances, d’atteindre des zones difficiles d’accès à pied et de nous déplacer en douceur sur des terrains difficiles. Être à cheval nous donne également un point de vue plus élevé afin que nous puissions voir plus loin, détecter rapidement tout ce qui est inhabituel et rester conscient de ce qui se passe autour de nous. »
La patrouille à cheval ne consiste pas seulement à se déplacer à travers les montagnes : c’est aussi une question de travail d’équipe, de concentration et d’apprentissage au quotidien, écrit Julindlombe. « Nous travaillons en étroite collaboration avec des patrouilles à pied, des patrouilles motorisées et d’autres organismes chargés de l’application des lois, en veillant à ce que toutes les parties de la frontière soient couvertes et que les communautés se sentent en sécurité. »
Les soldats continuent d’être très occupés dans leurs tâches de patrouille frontalière. Par exemple, Joint Operations a rapporté que des soldats du Limpopo avaient récupéré plus d’un million de rands de marchandises illicites et de bétail lors de deux incidents distincts. Des membres du 1er régiment de chars sud-africain ont arrêté un camion chargé de bétail (chèvres et moutons) d’une valeur de 103 200 rands, qui ne disposait pas des documents nécessaires pour prouver la propriété. Le directeur de la santé animale du point d’entrée de Pontdrift a été appelé et il a autorisé la détention des deux animaux, de la remorque (d’une valeur de 50 000 rands) et du véhicule (d’une valeur de 450 000 rands) pour violation de la loi sur les maladies animales.
Le 30 janvier, alors qu’ils patrouillaient à pied autour du point d’entrée de Beitbridge, des soldats ont arrêté un Mahindra d’une valeur d’environ 200 000 rands, après quoi le conducteur et le passager ont pris la fuite à pied. Il s’est avéré qu’il transportait du cannabis d’une valeur de 249 342 rands et de l’alcool d’une valeur de 44 580 rands. La police sud-africaine a été appelée et le Mahindra a été confisqué au profit de l’État, a rapporté le capitaine Moses Semono.


