Ad image

Le Parlement reste dans le flou sur Maphwanya, l’Iran et l’exercice Volonté de Paix

Service Com'
Lu il y a 6 minutes



L’Iran, à travers la visite du général en chef de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) Rudzani Maphwanya l’année dernière ainsi que sa participation au récent exercice naval Volonté de paix, est dans la ligne de mire de l’Alliance démocratique (DA) à l’Assemblée nationale.

Alors que la ligne officielle de la ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Angie Motshekga, est que le haut soldat du pays n’a pas outrepassé les bornes avec des remarques qui auraient condamné Israël pour sa guerre à Gaza tout en soutenant l’Iran, le DA était et n’est toujours pas d’accord.

Lorsque les propos de Maphwanya ont été rapportés par les médias l’année dernière, le porte-parole de la Défense et des anciens combattants de l’AD, Chris Hattingh, a appelé à une session conjointe du comité de surveillance pour expliquer un manque apparent de coordination entre la diplomatie de défense de l’Afrique du Sud et la politique étrangère officielle du pays. Bien que cela n’ait pas été précisé à l’époque, il était entendu que le Comité permanent mixte de la défense (JSCD) et/ou le Comité du portefeuille sur la défense et les anciens combattants (PCDMV) ainsi que le Comité du portefeuille sur les relations internationales et la coopération (PCIRC) y participeraient.

La semaine dernière, Hattingh et son collègue parlementaire chargé des relations et de la coopération internationales, Ryan Smith, ont réitéré l’appel à la réunion du comité de surveillance conjoint. Ils souhaitent une « programmation immédiate » de la session commune « promise dans un communiqué commun du 19 août ». Pendant cinq mois, rien n’a été fait et aujourd’hui, « près de six mois plus tard, cette réunion cruciale n’a pas encore eu lieu », ont-ils déclaré dans un communiqué.

« Ce retard », selon les députés du DA, « porte atteinte au devoir constitutionnel du Parlement d’exercer un contrôle sur l’exécutif et érode la confiance du public dans la cohérence de notre sécurité nationale et de notre politique étrangère ».

L’Iran figure également dans une autre préoccupation de l’AD : sa présence et sa participation à l’exercice naval Will for Peace de janvier.

Hattingh et Smith préfacent leur déclaration Iran/Volonté de paix comme étant « graves », soulignant que l’implication iranienne comprenait un navire militaire sanctionné, Shahid Mahdavi, « lié au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) » ainsi qu’une instruction apparente de la présidence et du Département des relations internationales et de la coopération (DIRCO) pour que le pays du Moyen-Orient ne participe pas à l’exercice.

« En fin de compte, la décision de la marine sud-africaine de naviguer aux côtés d’un navire militaire sanctionné par le CGRI n’était pas simplement un faux pas, mais un profond échec de jugement qui aligne l’Afrique du Sud avec des acteurs malveillants mondiaux », peut-on lire dans leur communiqué, ajoutant : « à ce jour, le Parlement n’a pas reçu de clarté sur qui a autorisé l’inclusion des actifs liés au CGRI, si une évaluation des risques juridiques ou de sanctions a été menée ou quelles conséquences diplomatiques ont été anticipées.

« Cela représente une grave violation de la responsabilité de l’exécutif et expose l’Afrique du Sud à un risque stratégique et de réputation important.

« La mise à l’écart continue du contrôle parlementaire sur les questions liées à la défense et à la politique étrangère se traduit par une grave atteinte à la démocratie et au contrôle constitutionnel », indique le communiqué.

Après avoir rendu public les noms de la commission d’enquête (BoI) du ministère de la Défense (DoD) qui enquêtera et fera rapport sur les « allégations graves » autour de l’exercice naval Will for Peace à la fin du mois dernier, il n’y a eu aucune autre communication concernant le calendrier, le lieu et d’autres détails de la BoI.

Ce qui est de notoriété publique, c’est qu’il sera présidé par le juge Bernard Ngoepe, ancien juge président de la division de Gauteng de la Haute Cour de Pretoria et également membre de la Cour d’appel militaire ainsi que président du Conseil de révision de la Division des services juridiques militaires.

Deux de ses co-membres de la BoI sont issus du monde judiciaire. Il s’agit de l’ancienne juge de la Haute Cour Kathy Satchwell, dont la réputation est renforcée par la défense des droits de l’homme, et du juge Mashangu Leeuw, ancien juge-président de la division du Nord-Ouest de la Haute Cour et juge par intérim de la Cour constitutionnelle.

L’officier général à la retraite du SAN (SA Navy), le contre-amiral (grade junior) Patrick Duze, dont l’expérience en uniforme comprend des postes de chef d’état-major de la flotte, de directeur de la politique et de la doctrine navales et de directeur de la préparation des forces à la Division des opérations interarmées, est le quatrième membre de la BoI.



Source link

Share This Article
Laisser un commentaire