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Le chef de l’ONU affirme que le conflit au Soudan du Sud cible les opérations humanitaires

Service Com'
Lu il y a 4 minutes



Aux côtés des Sud-Soudanais, les travailleurs humanitaires paient « un prix dévastateur » alors que les opérations humanitaires dans le Soudan du Sud déchiré par la guerre sont de plus en plus ciblées, selon le secrétaire général des Nations Unies (ONU), Antonio Guterres.

Dans une déclaration du week-end, il affirme que 10 millions de Sud-Soudanais – soit plus de 60 % de la population – continuent de subir le poids du conflit entre les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud (SSPDF), le Mouvement populaire de libération du Soudan dans l’opposition (SPLM-IO), les milices locales telles que l’Armée blanche ainsi que des groupes dissidents.

Les combats, les attaques et les pillages affectent les installations humanitaires et sanitaires, ainsi que les restrictions de mouvement et l’insécurité le long des principales routes d’approvisionnement. Ces conditions, selon le communiqué, « paralysent les opérations humanitaires et entraînent la fermeture des services essentiels, exposant ainsi les civils et les travailleurs humanitaires à de graves risques ».

Depuis fin décembre, au moins 11 établissements de santé ont été attaqués dans l’État de Jonglei, perturbant les services essentiels pour les communautés déjà soumises à de fortes tensions. Les agressions ont impliqué la saisie de 12 véhicules, dont une ambulance.

« Au cours de la semaine dernière », indique le communiqué, les incidents comprenaient « des attaques répétées contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM), une frappe aérienne contre un hôpital géré par Médecins Sans Frontières, l’incendie d’un bureau local de Save the Children et la destruction de son centre de santé ».

Guterres a déclaré que « ce mépris flagrant pour les opérations médicales et humanitaires est inacceptable », soulignant que ce type de travail « doit être facilité et respecté ».

La violence dans le pays le plus jeune du monde a entraîné des déplacements massifs, avec plus de 370 000 personnes qui auraient été forcées de quitter leur domicile cette année, dont plus de 280 000 dans l’État de Jonglei, dans un contexte d’épidémie de choléra qui s’aggrave rapidement.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance de Khartoum en 2011, sombrant dans un conflit civil brutal marqué par des rivalités politiques, des violences ethniques et des ruptures répétées des accords de paix peu après.

Malgré l’accord de 2018, l’insécurité et les combats localisés continuent de nuire à la reprise et à la stabilité.

António Guterres appelle toutes les parties à « arrêter immédiatement et de manière décisive toutes les opérations militaires », à désamorcer les tensions par le dialogue, à respecter le droit international, à protéger les civils et à garantir un accès humanitaire sûr et durable, y compris la sécurité des travailleurs humanitaires et des soldats de maintien de la paix de l’ONU portant des casques bleus dans la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), créée en juillet 2011.



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