Le bois est un matériau de choix utilisé pour la construction, le packaging et la décoration en raison du ratio poids/résistance élevé. Or, le bois et ses composites sont très sensibles à l’humidité, à la lumière et aux dégradations biologiques et non biologiques en raison de certains groupements hydrophiles du bois. La solution pour protéger la surface est de la revêtir.
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Selon les travaux des chercheurs indonésiens de l’agence du centre de recherche en biomasse et matériaux biosourcés parus, en 2025, dans la revue spécialisée Progress in Organic Coatings,
les revêtements superhydrophobes avancés confèrent aux bois composites une haute valeur ajoutée en créant des produits autonettoyants, antiadhésifs, résistants à la contamination et à la corrosion. Parmi les procédés, la technologie LbL, pour layer-by-layer, le traitement hyrothermal et le procédé de dépôt chimique en phase vapeur ou CVD sont des approches intéressantes pour modifier la surface afin de produire un revêtement intelligent. La rugosité en surface du bois combinée à une faible énergie de surface contribue à cette propriété multifonctionnelle en réduisant l’absorption d’eau et la résistance au stress environnemental (hydrique par exemple). En termes de matériaux pour le revêtement à déposer, les travaux de recherche s’orientent davantage vers des solutions écologiques en utilisant des matières premières issues de la biomasse combinées avec des nanoparticules pour obtenir des revêtements performants et durables avec un objectif de développer des formulations sans fluor ainsi que des pratiques et des techniques faciles à mettre en œuvre, économiquement viables.


