Ad image

Exotec dévoile ses ambitions à l’Imaginarium, son nouveau siège social à Wasquehal

Service Com'
Lu il y a 6 minutes


En inaugurant son nouveau siège social, l’Imaginarium, le champion français de la robotique logistique, Exotec, ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Les 7 sites répartis dans la banlieue lilloise sont désormais réunis sous un même toit à Wasquehal. L’objectif est d’accélérer l’innovation en rapprochant le service support, la R&D et la production.

Offrant une surface totale de 25000 m2, le nouveau siège du constructeur de robots logistique français Exotec, baptisé l’Imaginarium, concentre à la fois tous les services supports de l’entreprise, mais aussi son bureau d’études et surtout la zone de production. Quelque 8560 m2 sont dédiés à l’assemblage des robots Skypod et aux 11 systèmes logistiques complets opérationnels sur le site. Ce nouveau siège abrite 700 employés sur les 1200 de l’entreprise, le déménagement ayant eu lieu en décembre dernier. Le centre de contrôle de l’ensemble des Skypod en production est installé au cœur de la structure. Celui-ci opère en mode « follow the sun » en rapport avec des centres similaires à Tokyo et Atlanta.

Pour Romain Moulin et Renaud Heitz, les 2 cofondateurs d’Exotec, ce nouveau siège doit permettre à la licorne française d’accélérer sa croissance. « Nous avions besoin de plus d’espace, explique Renaud Heitz, et nous avons commencé à acheter de l’espace supplémentaire, au point d’avoir acquis 7 bâtiments tout autour de Lille, sur une distance de 2 kilomètres. Cela nous a empêchés de grandir, parce que même 2 kilomètres vous empêchent d’avoir un esprit d’équipe et d’échanger rapidement des informations. C’est la raison pour laquelle nous voulions avoir toutes les équipes dans un même bâtiment. »

À Wasquehal, sur le site nordiste de l'Imaginarium d'Exotec, une cinquantaine de robots sont produits, chaque semaine.Exotec
Exotec a réuni ses équipes au sein du site nordiste de l’Imaginarium À Wasquehal, sur le site nordiste de l’Imaginarium d’Exotec, une cinquantaine de robots sont produits, chaque semaine.

Les fondateurs d’Exotec, qui avaient initialement créé l’entreprise il y a 10 ans dans un incubateur parisien avant d’aménager à Lille, soulignent l’importance de la proximité de la métropole du Nord avec l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique et les ports de Rotterdam et de Dunkerque. Ils rejettent aussi l’idée de créer une chaîne de montage aux Etats-Unis pour éviter les tarifs de l’administration Trump : « Pour le moment, avec le tarif actuel, il reste plus efficace de maintenir ici la production des robots », explique Romain Moulin. Renaud Heitz ajoute : « Il est presque impossible de trouver des composants robotiques aux Etats-Unis. Nous pourrions imaginer réaliser l’assemblage sur place, mais tous les fournisseurs de capteurs et d’actionneurs sont situés en Europe ou en Asie. Pour le moment, il n’y a plus de réseau de fournisseurs aux Etats-Unis. »

Le choix de Lille a plutôt réussi à l’industriel qui a déployé plus de 200 installations Skypod dans le monde, soit 10000 robots en production dans la version 1 et 4000 dans la version 2, lancée en février 2025. L’entreprise compte CDiscount, Decathlon, Leclerc et Renault parmi ses clients français, et aussi Uniqlo au Japon et Pepsicola aux Etats-Unis, qui dispose d’environ 500 robots en service à Dallas. Outre cette expansion géographique qui se poursuit aujourd’hui en Corée du Sud, le constructeur de robots s’est transformé en intégrateur de solutions de stockage automatisées.

Renaud Heitz détaille sa stratégie : « Nous avons étendu notre approche. Initialement, nous étions à 100 % sur la construction de robots et aujourd’hui, nous sommes un intégrateur complet. Nous avons créé beaucoup de modules hardware et software qui nous permettent de mener cette intégration complète. » Exotec édite son propre WES baptisé Deepsky, mais le français s’appuie aussi sur ses partenariats pour fournir des solutions d’entrepôt complètes. Il a signé un accord avec Manhattan, l’éditeur de WMS, avec E80 Group, pour la manutention des palettes et enfin avec Packsize, pour la mise en carton.

Pas d’androïdes dans les couloirs de l’Imaginarium

Cette stratégie doit permettre à Exotec d’aborder cette nouvelle phase de croissance alors que les robots humanoïdes commencent à arriver chez les industriels. Une évolution majeure du marché de la robotique logistique ? Renaud Heitz n’y croit pas : « Je ne pense pas que l’on verra des humanoïdes prochainement dans les entrepôts car ils sont beaucoup plus complexes. Ils ont trop d’axes de liberté, trop de moteurs, trop de capteurs, donc, au final, ils tombent en panne trop facilement. »

Plutôt qu’à ces mécaniques complexes, Exotec croit aux progrès réalisés sur la vision par ordinateur et l’IA pour donner plus d’autonomie aux robots. « Avec la vision, le robot peut agir exactement comme les humains en reconnaissant ce qui est autour de lui et ainsi acquérir de l’autonomie. Je pense que la vision et l’IA pourront apporter cette balance entre la flexibilité et la vitesse » conclut Renaud Heitz.



Source link

Share This Article
Laisser un commentaire