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La licorne française de la robotique Exotec veut se lancer «à la conquête du monde» depuis son nouveau site nordiste

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Lu il y a 5 minutes


C’est dans un site flambant neuf à Wasquehal (Nord) que le fabricant de solutions automatisées pour entrepôts Exotec s’est installé à la mi-décembre. Désormais, les équipes réparties jusque-là dans sept sites de la métropole lilloise sont réunies au sein de l’Imaginarium, bâtiment de 25000 m2.

Il fallait une base solide pour pouvoir mieux s’étendre à l’international. C’est désormais chose faite pour Exotec, concepteur et intégrateur de solutions robotisées pour entrepôts, qui vient de réunir l’ensemble de ses process au sein d’un seul et même site, l’Imaginarium, à Wasquehal dans le Nord. «On avait besoin de place pour supporter notre expansion, tant on était à l’étroit dans les sites qu’on occupait autour de Lille, retrace Romain Moulin, cofondateur et dirigeant. On s’est rendu compte que l’absence d’esprit d’équipe freinait notre croissance.»

Lille, une position géographique stratégique

Fondée à Paris, il y a dix ans, cette start-up a vite grandi et jeté son dévolu sur la région Hauts-de-France. «La position de Lille est idéale, au carrefour des ports de Dunkerque et de Rotterdam et au centre des capitales européennes», observe Renaud Heitz, cofondateur et responsable du développement technologique. Et de poursuivre : «En concentrant l’ensemble de nos opérations sur ce site, nous sommes mieux parés pour aller à la conquête du monde tout en permettant au monde de venir à notre rencontre.»

Ce nouveau site, conçu par BMG, comprend le siège social de l’entreprise et le site de production. Il s’étale sur 25000m2 et conjugue modernité et héritage industriel : des baies vitrées, un «village» en son centre, des briques rouges. «700 personnes travaillent dans les différents services de R&D, d’intégration, de production, de support, indique Romain Moulin. L’architecture est inspirée de la trajectoire de nos robots, tout en rendant hommage au bâti du nord de la France.» Un bail d’occupation de douze ans a été signé.

Faciliter les synergies entre les équipes

Les dirigeants sont formels : les rencontres permises au centre du bâtiment, le “village”, augmentent les synergies entre les équipes. «Dans l’innovation, il faut aller vite. Pour cela, il faut pouvoir travailler sur des boucles d’itération rapides», estime Romain Moulin.

Face à une concurrence mondiale, l’entreprise nordiste se dit «petite» avec un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros en 2025, sur un marché évalué à 30 milliards de dollars. «Notre volonté est de rester pionniers sur les robots automatisés. Notre plus-value est d’intégrer notre propre technologie pour proposer une solution complète qui combine hardware et software et propose une meilleure flexibilité et efficacité opérationnelle», indique Renaud Heitz.

Depuis sa création, Exotec a produit plus de 14000 Skypods, ces robots capables de grimper à plus d’une dizaine de mètres de hauteur. La seconde génération, mise sur le marché en 2025, est même capable de monter jusqu’à 14 mètres.

Usine Exotec Wasquehal ImaginariumNadia Daki
Usine Exotec Wasquehal Imaginarium 700 salariés travaillent dans l’Imaginarium, le nouveau site principal de la pépite Exotec

Garder «l’assemblage final en France» pour vérifier les composants

Dans ce nouveau site de production de 8500 m2, les systèmes des robots et de convoyage sont conçus et assemblés. «Sur un robot, une centaine d’heures d’assemblage est réalisée en Asie et une dizaine en France, explique Renaud Heitz. C’est important de garder l’assemblage final en France pour le contrôle et la vérification de tous les composants.»

Une cinquantaine de robots sont produits, chaque semaine. «On fabrique les sous-ensembles sur différents points de montage, explique Louis Esquerre, responsable de l’équipe d’ingénierie robotique. Le plateau glissant permet ensuite de les assembler au fur et à mesure.» En sortie de ligne, chaque robot est testé pendant une centaine de cycles.

S’appuyer sur l’expertise française

Depuis son centre de contrôle, une équipe de six opérateurs supervise en temps réel les systèmes déployés chez les clients. Des centres similaires existent dans le centre logistique Exotec d’Atlanta et le centre de démonstration de Tokyo.

«L’Imaginarium reflète notre volonté de produire en France, déclare Renaud Heitz. Nous disposons de véritables atouts comme la présence d’ingénieurs issus de grandes écoles et universités.» Il ne reste qu’un site qui n’a pas encore rejoint la nouvelle maison-mère mais qui devrait être intégré avant la fin de l’année 2026.



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